Pas dans un proche avenir : Un syndicat représentant les employés de la mine Ekati ?

14 septembre 2001
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Les 28, 29 et 30 août dernier, le Conseil a entendu la plainte déposée par l'employé d'Ekati, Gerry Balmer, qui affirme que l'Association des employés de la mine Ekati et les employeurs de la mine ont commis des pratiques déloyales de travail.

Depuis 1999, plusieurs syndicats ont approché les travailleurs de la mine, dont les métallurgistes unis d'Amérique et l'Alliance de la Fonction publique du Canada. Un employé de la mine, Gerry Oliver, a toutefois formé l'Association des employés de la mine Ekati.

En mai dernier, les employés d'Ekati étaient appelés à voter, afin de décider si l'Association allait représenter les employés. Gerry Balmer, qui s'est allié à l'Alliance de la Fonction publique du Canada, a affirmé que l'Association était désorganisée et qu'elle ne divulguait pas d'informations sur ses finances. Ce dernier a déposé une plainte au Conseil.

« Ce qui semble évident, c'est que l'Association n'avait même pas les moyens de faire la collecte des cotisations des employés ou d'identifier leurs membres sans demander aux employeurs la liste des employés qui ont payé leur cotisation », explique la représentante de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, Dolly Ablitt.

Cette dernière espère que le Conseil recommandera l'annulation du vote des employés en ce qui concerne l'Association, ou qu'il rejettera l'accréditation de l'Association en tant que négociateur des employés. De son côté, Gilles Deslauriers, représentant du Métallurgistes unis d'Amérique, a indiqué que le processus de d'organisation syndicale avait cessé en juin 2000 lors du dépôt de la plainte, en attendant la décision du Conseil. Ce dernier a avoué avoir été très mal accueilli lors d'une visite promotionnelle à la mine Ekati.

« Certains employeurs jouaient au billard devant la salle où se tenaient les réunions », a insisté Gilles Deslauriers, en spécifiant qu'il s'agit d'intimidation.

Les deux organisations syndicales attendent la décision du Conseil. Si le conseil rejette l'accréditation de l'association d'employés, les métallurgistes unis d'Amérique et l'Alliance de la fonction publique seront de nouveau en compétition pour obtenir l'appui des employés de la mine Ekati. L'Alliance a perdu près de 8000 membres dans les services correctionnels canadiens au cours de la dernière année alors que les Métallos se disent forts de 53 000 membres dans l'industrie minière canadienne.