Un signe qui ne Trump pas

Les Étatsuniens sont les rois du divertissement. Ils ont réussi à rendre cette élection de mardi soir aussi palpitante qu’un match de la NBA. Serrée tout le temps et interminable dans le dernier quart. Il reste que le résultat de cette course enclenche de toutes autres conséquences que la victoire des Cavaliers de Cleveland en 2016.

Le peuple des États-Unis a voté pour le rêve américain : sans jamais avoir détenu de mandat électif, un individu peut finalement devenir le plus influent de la planète. Après s’être fait rabâcher par son administration qu’être républicain était démodé, stupide, il a encore voté pour le changement.

La conséquence de ce changement, qui touchera probablement le plus les TNO, sera l’engouement à déterrer le projet de l’oléoduc Keystone XL.

Enfin, la province de l’or noir pourra désengorger ses réserves bitumineuses vers le Sud-Est du continent. Ça veut dire que la production reprendra, l’économie albertaine se stabilisera et les énergies fossiles auront un regain d’utilisation. Alors que les citoyens étaient passés à autre chose, les planificateurs stratégiques des multinationales n’avaient surement pas écarté ces scénarios.

Ainsi, le gazoduc du Mackenzie, le chantier le plus onéreux de l’histoire canadienne (16,2 milliards estimés en 2011), peut toujours aller de l’avant et traverser les TNO.

Le pipeline n’a pas été enterré, mais simplement mis en dormance jusqu’en 2022, en attendant que les marchés soient plus propices à l’exploitation du gaz naturel arctique.

Provenant de la mer de Beaufort jusqu’aux installations industrielles du Nord de l’Alberta, le gaz liquéfié est destiné au réseau commercial de l’Amérique du Nord. Il n’a pas été démenti qu’il pourra servir à exploiter plus efficacement les sables bitumineux.


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