Foire du Patrimoine : Un retour au National

Riley Menard a confectionné un appareil calorimètre et s'est vu attribuer la 3e place du concours régional. 
(Crédit photo : Maxence Jaillet)

Riley Menard a confectionné un appareil calorimètre et s'est vu attribuer la 3e place du concours régional. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Deux élèves d’immersion de l’école William McDonald de Yellowknife rejoindront les meilleurs concurrents de l’Expo-sciences pancanadienne 2016 à Montréal.
 

Depuis une dizaine d’années, aucun représentant de Yellowknife n’est allé se confronter au reste du Canada dans le cadre de l’Expo-sciences pancanadienne. Une anomalie résolue grâce au travail en coulisse de Monique Marinier, enseignante d’immersion et présidente des comités des foires régionales d’apprentissages de Yellowknife. En 2016, deux élèves de l’école William McDonald auront le plaisir de présenter leurs recherches parmi 500 candidats provenant du Canada en entier. Le rendez-vous est fixé du 15 au 20 mai.
L’élève de 8e année, Ella Kokelj, remporte le concours régional de science de son niveau grâce à un travail de recherche sur la formation du Grand lac des Esclaves. Pour les élèves de 7e année, c’est une étude sur la migration des bruants à couronne blanche de Gambel qui a permis à Wren Acorn de décrocher son laissez-passer pour la compétition nationale. Les travaux de science étaient obligatoires pour les 5e, et 7e années, alors que les 4e et 6e années devaient se pencher sur des projets patrimoniaux. En 8e année alors que les élèves avaient le choix, la gagnante de la foire du patrimoine a été Mia MacInnis avec son projet A Better World Canada. Elle représentera Yellowknife avec huit autres élèves à la foire territoriale du patrimoine du 5 au 8 mai prochain. Il n’y a plus de foire nationale du Patrimoine au Canada depuis plusieurs années.
Habitués aux projets historiques, l’alternative scientifique a plu à plusieurs élèves de 8es années qui avaient le choix de participer au concours qu’ils voulaient. Riley Menard de 8e année, a comparé l’énergie contenue dans différents aliments. Elle a confectionné un appareil pour mesurer la différence de température et c’était son choix de participer à l’Expo-sciences cette année. « Nous devions participer à la foire du patrimoine depuis la 4e année, alors cette année comme j’avais le choix, je voulais faire quelque chose de différent. C’était excitant, car la recherche en science est personnelle tout en gardant la rigueur scientifique, et c’est ce que j’ai accompli en créant ce calorimètre. »

YK1, unique participante
Si les foires du patrimoine et l’Expo-sciences sont ouvertes à tous, les élèves de la commission scolaire YK1 sont les seuls à présenter des projets. Ni la Commission scolaire catholique, ni la Commission scolaire francophone ne participent à ces foires régionales. Depuis quelques années maintenant, les écoles francophones des Territoires ont opté de se concentrer sur un autre style de concours, celui de l’art oratoire. D’après la directrice générale de la Commission scolaire francophone des TNO, c’est par manque de temps que l’Expo-sciences ou la foire du patrimoine ne font pas partie de la composante académique des écoles franco-ténoises. « On ne peut pas tout faire, mais si un professeur et sa classe veulent vraiment participer à ces foires, nous ferions partie des foires régionales », d’expliquer Yvonne Careen.
À l’Expo-sciences pancanadienne, il n’y a aucune différenciation au niveau du langage utilisé pour présenter son projet de recherche. C’est l’approche scientifique qui prévaut, atteste Monique Marinier. Les élèves d’immersion sont jugés sur les mêmes barèmes que les élèves des cursus anglophones ou francophones langue première.
D’après la liste des lauréats 2015, le meilleur projet a été attribué à un élève de Colombie-Britannique. Quelques projets d’élèves francophones à travers le Canada se retrouvent parmi la liste des lauréats qui se partagent un total de 100 000 dollars de prix et bourses.


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