Baie de Yellowknife : Un projet d’envergure

09 février 2012
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Les idées fusent depuis deux ans au sujet de l’amélioration de la baie de Yellowknife et avec la participation de plusieurs, le projet s’assemble.

Le projet visant à rendre la baie de Yellowknife plus accueillante et pratique a laissé la chance aux citoyens de s’exprimer jusqu’au 9 février 2012.
Les gens pouvaient consulter puis commenter les documents qui recueillent les suggestions dans le but de concrétiser le Yellowknife Harbour Plan, qui mijote depuis environ deux ans.
Le 28 octobre 2010, le conseil municipal de Yellowknife réunissait à la table les députés de l’Assemblée législative avec l’équipe de recherche, décrivant l’étude qu’elle voulait conduire.
Depuis cette date, trois autres rencontres ont eu lieu dans le cadre de la phase un du projet. Un mois plus tard, le 30 novembre 2010, les acteurs du projet discutaient des enjeux et des défis majeurs concernant la baie de Yellowknife, ainsi que des directions à prendre pour respecter tant la nature que la culture et le voisinage environnant.
Presque aussitôt après, le 2 décembre 2010, la troisième réunion visait à revoir la participation des acteurs majoritaires. Enfin, le 28 janvier 2011, le conseil municipal de Yellowknife a revu une dernière fois les directions à prendre dans le cadre du projet.
Ces rencontres ont ainsi permis à l’élaboration d’un document disponible sur le site Web de la ville, détaillant toutes les suggestions du projet.

Développement

En ce qui a trait au développement autour de la baie de Yellowknife, plusieurs points ont été abordés.
D’abord et avant tout, il a été déterminé que les gens de Back Bay allaient s’opposer à tout développement chez eux puisqu’ils aimeraient garder l’aspect naturel de l’endroit. Les résidents de ce coin n’ont pas d’inquiétudes à avoir puisque la municipalité a écarté l’idée de développement autour de Back Bay.
De l’avis de certains, il y a aussi trop de règlements et de taxes dans le vieux Yellowknife et il y a un désir de rendre les choses plus simples. La recommandation serait de laisser la vieille ville évoluer de façon à ce qu’il y ait une expression du caractère de l’endroit, pour que les visiteurs aient une raison de s’y rendre.
C’est un peu le même constat que l’on retrouve pour le Woodyard et il est suggéré que les nouveaux résidents fassent partie de la solution. On aimerait tout de même que l’endroit ressemble, avec le temps, à Ward’s Island, à Toronto, une île touristique récréative où se trouve un parc, un lieu idéal pour les pique-niques.
Il y a certainement un besoin d’améliorer l’espace du Pilot’s Monument, qui est, selon le rapport, un endroit négligé où l’on retrouve beaucoup de touristes, mais aucun attrait touristique pour eux.
« On aimerait avoir des endroits pour les touristes, mais ça doit se faire avec l’idée de représenter ce qu’est Yellowknife », croit le conseiller municipal de Yellowknife, Paul Falvo.


Nature et parcs

Le problème d’accès est quelque chose qui semble très fréquent dans tout ce qui a trait aux endroits qui pourraient être exploités.
Il serait entre autres souhaité de créer un chemin autour du lac Niven, et possiblement, de construire un parc sur le terrain vacant.
« Il va falloir voir comment ça se passe parce que c’est difficile d’accéder à l’eau ici, affirme Paul Falvo. On ne peut pas s’y rendre facilement. Quand je suis arrivé à Yellowknife, j’avais de la misère à trouver le lac à partir du centre-ville. »
La problématique, selon le conseiller, c’est qu’il est difficile de convaincre les gens que d’avoir un chemin est une bonne idée.
Il y a aussi une suggestion de relier Ndilo avec Back Bay durant l’hiver par une route de glace, ce qui pourrait offrir une alternative aux automobilistes qui circulent dans le vieux Yellowknife durant l’hiver.
Le rapport indique qu’il se doit d’y avoir un accès à l’île Jolliffe, mais qu’il faut aussi régler certains cas de salubrité, comme les déchets, la contamination, les feux et les excréments de chiens. L’île Jolliffe est un bel habitat pour plusieurs espèces d’oiseaux.
Tout cela devrait se faire en gardant un certain équilibre entre la protection de l’environnement et son utilité publique.

Réglementation

En plus de ces intérêts urbains et touristiques, le conseil municipal est d’accord qu’il doit y avoir une meilleure réglementation de certains endroits.
Les routes de glace en particulier sont plutôt dangereuses puisqu’il n’y a pas de réglementation, surtout pour les motoneigistes qui les empruntent.
« Il y a beaucoup de choses qui se passent et qui ne sont pas réglementées, affirme Paul Falvo. Il y a des gens qui roulent très vite, même en bateau durant l’été, sans penser à la sécurité des kayakistes et même des nageurs. J’aimerais une réglementation de la vitesse. »
Ce sont toutes ces choses qui se doivent d’être vues, revues et commentées par les citoyens afin que le projet soit une réussite.
Le conseiller municipal a affirmé avoir lu le document et y avoir déposé ses commentaires. Il y a certains points sur lesquels il n’est pas entièrement d’accord, comme le quai communautaire.
« L’idée de remplacer des emplacements du quotidien comme le quai communautaire pour mettre des boutiques, comme dans le plan, est quelque chose que je ne veux pas. »
Toutefois, à son avis, il faut accepter le document et examiner les recommandations de tous.
Et puis, il faut aussi embarquer les Premières Nations et avoir leur avis et leurs inquiétudes face à ce plan.
Les commentaires recueillis auprès des citoyens permettront certainement de faire un pas en avant vers l’amélioration de la baie de Yellowknife.