Éditorial : Un portrait juste

04 septembre 2014
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Cette semaine, Denis Lord demandait pourquoi on publiait tant de portraits de francophones. Ça fait tellement longtemps que je suis dans le Nord que j’ai dû prendre quelques secondes avant de pouvoir répondre. Ça me semble si évident, maintenant.
Après presque 25 ans dans le Nord, je ne suis plus du tout surpris de voir tant de francophones qui partent et d’autres qui arrivent pour prendre la relève. Ça fait partie du cycle normal de la population francophone des TNO. Les gens viennent travailler ici pour quelques années puis profitent de la belle saison pour retourner dans leur patelin.
Si l’été est propice afin de souligner des départs, le début de l’automne est tout approprié pour souligner les nouveaux venus, ces hommes et ces femmes qui vous accueilleront dans l’un ou l’autre des services offerts aux francophones.
J’ai déjà écrit quelques éditoriaux sur les impacts émotionnels de ces arrivées et ces départs et expliqué pourquoi mes proches (amis et famille) sont presque tous des autochtones : eux ne partiront pas... Ça, c’est le mauvais côté du phénomène.
Il faut aussi voir les avantages de voir ces nouveaux arrivants. En plus de rire d’eux, de leur méconnaissance du Nord et de leur naïveté, il faut bien reconnaître que leur arrivée constitue un vent de fraîcheur pour la francophonie alors que ces nouveaux arrivent avec des idées nouvelles et une vision différente. Ils aident à redéfinir la francophonie, un arrivant à la fois.
Bienvenue dans le Nord!