Une étude de faisabilité génère de l’optimisme : Un pont sur le fleuve Mackenzie

18 janvier 2002
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Au cours de la dernière période des fêtes, les gens habitant au nord du fleuve Mackenzie ont encore une fois eu l’occasion de pester contre ce long cours d’eau. En effet, le traversier qui constitue, jusqu’à ce que le pont de glace soit prêt, le seul lien que possède Yellowknife avec les provinces du Sud et toutes leurs ressources, a cessé ses activités l’espace de quelques jours. De quoi relancer le débat sur la construction d’un pont sur le fleuve.

D’autant que la semaine dernière, une étude de faisabilité était dévoilée lors de la réunion du Conseil combiné de Fort Providence. Selon Doug Brychun, agent de liaison pour le Comité du pont, les résultats démontrés dans cette étude « sont très positifs ». Il ne resterait plus qu’à trouver des partenaires financiers et à aller chercher l’appui des gouvernements par l’adoption du principe de la proposition de pont. Bien entendu, les différentes études environne-mentales viendraient s’immiscer dans le processus.

Du côté gouvernemental, on se dit très ouvert à l’idée d’étudier toutes propositions. « Pour l’instant, aucune demande concrète n’a encore été déposée. Ce qui sera important de voir dans cette proposition, ce sont des solutions novatrices pour payer le pont », de faire savoir Peter Vician, sous-ministre aux Transports. Ce dernier s’attend à voir un document déposé sur son bureau très rapidement de la part du Conseil de Fort Providence.

« Plusieurs avenues sont étudiées au chapitre du financement, de faire savoir M. Bryshun, c’est un projet d’infrastructure stratégique et nous traitons le pont comme un outil d’affaires ». Celui-ci n’exclu pas la possibilité d’une participation du secteur privé dans la construction du pont dont le coût serait estimé sous les 60 millions de dollars. Plusieurs propositions quant aux modèles de financement seront donc proposées au gouvernement. La possibilité de postes de péage est dans l’air « mais ce sera au gouvernement de décider », de préciser M. Bryshun.

M. Vician n’est pas très chaud à l’idée d’imposer des postes de péage. « Ce serait coûteux à administrer et ça pourrait occasionner des délais. Or, le but de construire un pont est d’enrayer les délais », explique-t-il. Le sous-ministre se dit cependant très ouvert à la participation du secteur privé dans le financement de l’éventuel pont. Pour l’instant, les coûts reliés au fleuve Mackenzie sont d’environ 1,2 millions de dollars par année pour la gestion du traversier et du pont de glace. « Il ne faut donc pas compter sur les économies réalisées pour autofi-nancer le pont, ce serait trop long », de déclarer M. Vician.

D’une manière réaliste, M. Bryshun estime à un an et demi le temps nécessaire aux différentes études d’impacts environ-nementaux. Par la suite, deux hivers et un printemps seraient requis pour la construction de l’infrastructure. « On peut donc espérer avoir un pont pour le début de l’année 2005 », avance-t-il.

Le pont, d’une longueur d’environ un kilomètre, comprendrait deux voies, en plus d’une voie piétonnière. Des installations seraient aussi prévues pour accommoder les camions avec un chargement exceptionnellement large. Il comprendrait neuf piliers disposés de façon à permettre la poursuite du transport maritime qui disposerait d’une hauteur d’environ 20 mètres entre l’eau et la plate-forme.