Conférence nationale des peuples autochtones : Un pas dans la bonne direction

13 octobre 2011
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La conférence nationale des peuples autochtones, présidée par le Québécois Luc Tailleur, représentant du Comité d’accès à l’équité, a permis aux 120 délégués du Canada d’échanger sur les droits autochtones. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

La conférence nationale des peuples autochtones, présidée par le Québécois Luc Tailleur, représentant du Comité d’accès à l’équité, a permis aux 120 délégués du Canada d’échanger sur les droits autochtones. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

Plusieurs sujets ont été soulevés par le Cercle national des peuples autochtones durant la fin de semaine de conférence nationale qui s’est tenue à Yellowknife, au début octobre.

 

La conférence rassemblait des délégations autochtones de partout au Canada pour débattre et échanger sur leur vision des droits des Autochtones au pays.

La conférence était aussi organisée avec l’Alliance de la Fonction publique du Canada, dans le but de sensibiliser, mobiliser et politiser les peuples autochtones en leur montrant le lien qui existe entre eux, leur milieu de travail, le syndicat et la collectivité.

Il existe encore beaucoup d’inégalités faites aux Autochtones tant sur le plan du travail que dans la société. Sur le plan du travail, par exemple, une femme autochtone qui a trois enfants ou plus n’est plus comptée dans la population active.

Même à Ottawa, les Autochtones n’ont pas toujours un salaire minimum équivalent aux autres.

Il y a aussi plusieurs problèmes de pauvreté qui persistent dans les communautés et plusieurs appellent à l’aide. Quelques militants durant la conférence faisaient valoir qu’il y a des organismes qui creusent des puits pour des pays d’Afrique et ils soulevaient la question sur la faisabilité au Canada.

« Il y a des gens qui n’ont rien à manger ou à boire, chez nous, dans notre pays », décriaient plusieurs.

Au sein de la fonction publique, les choses vont dans la bonne direction.

« Dans l’ensemble, la fonction publique est de bonne foi, croit le Québécois Luc Tailleur, représentant autochtone au Comité d’accès à l’égalité. Mais il faut toujours être des gardiens. Il y a encore du chemin à faire. Il y a du chemin de fait, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire. »

 

Sensibilisation

 

Selon Luc Tailleur, les droits des Autochtones évoluent au fur et à mesure que les causes sont entendues dans les cours supérieures du Canada, comme la Cour suprême.

« Les droits seraient respectés s’il y avait de la volonté, souligne-t-il. Les tribunaux reconnaissent nos droits, sauf que quand vient le temps de les appliquer, il n’y a pas tout le monde qui est prêt à faire un pas dans la bonne direction. »

Malgré tout, le simple fait que les gens en parlent est un pas dans la bonne direction.

« À partir du moment où on parle de nos activités, il y a une sensibilisation, ajoute Luc Tailleur. Et au sein de la conférence, le but visé c’est d’aller chercher des militants autochtones qui vont faire avancer les causes, qui vont monter dans nos institutions syndicales, pour faire avancer le syndicalisme à l’interne, pour ensuite influencer l’environnement de nos syndicats. Donc oui, c’est très positif ce genre de conférences. »

Plusieurs résolutions ont été adoptées au sujet des droits des Autochtones durant la conférence, notamment au sujet de la violence faite aux femmes ainsi que l’équité de travail. Ces résolutions seront envoyées au Comité de l’accès à l’équité.