CDÉTNO et l’économie du savoir : Un partenariat vers le savoir

21 janvier 2010
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Le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO) a annoncé un récent partenariat en économie du savoir avec la SADC du Centre-de-la-Mauricie, au Québec. Au cours des prochains mois, le conseil souhaite mettre plus l'accent sur les technologies de l’information et de la communication (TIC), la recherche ainsi que le développement dans ce secteur.

 

Grâce à un financement du Secrétariat des affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC), le CDÉTNO a pu se rendre à Shawinigan, au Québec, en décembre dernier, afin de rencontrer la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) du Centre-de-la-Mauricie et discuter d’économie du savoir. « Cette SADC, nous la connaissions déjà, mais nous ne savions pas qu’elle était la plus performante en économie du savoir [au Québec] », explique Élodie Bedouet, agente en économie du savoir du CDÉTNO.

Ce dernier a donc fait appel à cette organisation pour s’inspirer de son succès en la matière, puisqu’il compte élaborer un rapport, d’ici les prochains mois, concernant les besoins et les avenues possibles aux TNO.

« Le partenariat avec la SADC se fait en deux étapes », expose Élodie Bedouet. La première étape consistait à se rendre sur place afin de rencontrer l’équipe spécialisée dans ce volet économique, de prendre compte du contexte dans lequel la SADC évolue ainsi que de rencontrer leurs différents partenaires. « C’est s’inspirer d’un modèle qui a fonctionné… », partage l’agente. La deuxième étape se déroulera en mars, lorsque l’homologue de Mme Bedouet, Mme Véronique Perron, de la SADC du Centre-de-la-Mauricie, se déplacera à Yellowknife pour « constater le potentiel en économie du savoir » des TNO.

« Il n’y a pas beaucoup de statistiques de classification en économie du savoir aux TNO (voir définition : « Qu’est-ce que l’économie du savoir » ci-dessous) », déplore Mme Bedouet. « Il n’y a aucune vulgarisation par rapport à ça », ajoute-t-elle. L’étude portera spécifiquement sur : « Comment est-ce qu’on peut franchir la barrière de l’isolement, se rapprocher [du reste du Canada], développer nos commerces et promouvoir les TNO par les nouvelles technologies? ». Par la suite, Mme Bedouet compte émettre des recommandations au gouvernement concernant les applications possibles aux territoires. Elle compte en mettre en vigueur dès mars 2011.

Cette visite à Shawinigan a d’ailleurs permis à Mme Bedouet de rencontrer certains chercheurs dans des domaines spécifiques de l’économie du savoir. Le CDÉTNO explore actuellement l’idée d’approfondir des partenariats en recherche et en développement.

 

Qu’est-ce que l’économie du savoir?

Aucune définition n’est officiellement donnée sur l’économie du savoir, selon Industrie Canada. Il est cependant possible d’expliquer l’économie du savoir par l’ensemble des connaissances et de son utilisation dans les différentes industries, afin d’offrir la plus grande concurrence possible.

Selon Industrie Canada, les différents types d’industries sont classifiés de faibles à élevées en matière d’économie du savoir. Les industries élevées correspondent à celles qui exploitent les « nouvelles » technologies et l’innovation. Les moyennes à celles associées à la production de masse et aux secteurs matures (automobiles, métaux primaires, textiles, etc.) et les faibles, aux industries regroupant des activités à fort coefficient de main d’œuvre.