Environnement : Un nouvel outil pour répertorier les animaux dans l'Arctique

11 mai 2012
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La Conférence de l’Année polaire internationale, qui s’est tenue à Montréal, en avril dernier, a dévoilé des recherches importantes sur la faune de l’Arctique et sur la création d’un répertoire.

Les changements climatiques affectent plusieurs écosystèmes partout sur la planète. Réunis à Montréal du 22 au 27 avril dernier, plusieurs scientifiques, parlementaires et étudiants ont discuté de l’état de santé de l’Arctique. Des représentants de diverses Nations autochtones étaient également présents afin de partager leurs constatations.
De nombreuses recherches sont en cours dans le cercle polaire Arctique pour évaluer les effets du réchauffement climatique. Mike Gill, chercheur pour Environnement Canada, a mis en place un index sur la faune de cette région.
« Nous avons publié notre dernier rapport des espèces arctiques durant la Conférence de l’Année polaire internationale. Nous avons été capables de recueillir un grand nombre de données rapidement concernant les tendances et les comportements des animaux dans l’Arctique », mentionne le scientifique.

Répertorier l’Arctique
En effet, grâce au programme de surveillance de la biodiversité circumpolaire (CBMP), plusieurs pays, dont le Canada, ont contribué à l’achèvement de cet index animalier. Plus d’une soixantaine d’organisations travaillent de concert avec la population locale afin de répertorier les mouvements des animaux dans l’Arctique. Cela permet d’établir des recueils d’information sur les populations d’oiseaux, de poissons et de mammifères. Ainsi, les participants du CBMP ont découvert des mouvements particuliers de la faune.
« Nous avons trouvé que l’environnement marin présente une augmentation importante dans l’index et c’est en partie parce que dans le Pacifique Nord, l’Atlantique Nord et l’océan Arctique, il y a un regain de la population de mammifères marins en raison des moratoires de pêche », précise M. Gill.
Des découvertes intéressantes ont également été faites sur les populations de poissons. Dans le cadre du programme de surveillance, les chercheurs ont établi que les poissons de fond reproduisaient un cycle de croissance tous les dix ans.
« Ce cycle est fortement lié à ce qu’on appelle l’oscillation arctique. C’est une découverte importante puisque nous pouvons maintenant prédire la quantité de poissons chaque année », affirme Mike Gill.
Enfin, il n’y a pas que de bonnes nouvelles dans les résultats compilés des chercheurs. Les changements climatiques affectent beaucoup les oiseaux dans leur migration. L’index permettra de mettre en place des plans de surveillance de diverses espèces aviaires.

Apports pour les TNO

Conscient des enjeux environnementaux du Nord, le ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, Michael Miltenberger, était présent lors de la Conférence, au Québec. Ce dernier a assisté à différents ateliers, dont un sur l’état du pergélisol et un autre sur la vulgarisation de données scientifiques présentées à la population.
« Nous avons un grand territoire, nous sommes une part du Nord, une part du monde circumpolaire et plusieurs recherches sont faites aux TNO. De plus, nous avions une délégation de personnes venant du Nord assez importante », mentionne M. Miltenberger.
La Conférence aura également permis au ministre de renforcer les liens avec les universités sur d’éventuels projets environnementaux.