Le Canadien de Montréal : Un moment de panique

12 mars 2009
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Depuis le début des déboires de l’équipe en février, plusieurs partisans et commentateurs ont demandé que les têtes tombent, de Bob Gainey lui-même aux joueurs nonchalants en passant par tous les entraîneurs. La réponse la plus simple et la plus facile à mettre en œuvre a donc été prise : congédier l’entraîneur-chef.

 

Bon, il y avait plusieurs autres facteurs militants en faveur de cette option. Le pire défaut de Carbonneau était de ne pas communiquer suffisamment avec ses joueurs. La plupart des joueurs laissés de côté lors des joutes n’avaient souvent qu’une idée vague de ce que les entraîneurs attendaient d’eux. Ceux qui n’écopaient pas semblaient ne pas trop savoir ce qu’on attendait d’eux.

 

Son autre défaut était de ne pas avoir réussi à mettre des joueurs de son côté pour passer des messages. Lui et ses entraîneurs adjoints se sont retrouvés seuls à faire face à la tempête. Un joueur clé de cette facette, c’est Saku Koivu. J’y reviens un peu plus bas.

 

Bref, Gainey se devait de secouer l’équipe et le congédiement d’un entraîneur a souvent de résultat.

 

Par contre, ce sont les joueurs et leurs leaders qui devraient accepter la grande partie du blâme des problèmes de l’équipe.

Après tout, ce ne sont pas les entraîneurs qui ont demandé à Komisarek de régresser cette année dans son cheminement. Il est souvent le pire défenseur sur la glace sauf quand O’Byrne est présent.

 

Ce ne sont pas les entraîneurs qui demandaient aux joueurs d’avant de tous se retrouver en zone neutre alors que les défenseurs étaient pourchassés par l’échec avant des clubs adverses et avaient besoin d’aide.

 

Ce ne sont pas les entraîneurs qui ont demandé à Carey Price de jouer comme André « red light » Racicot ou Andrew Raycroft.

 

Ce ne sont pas les entraîneurs qui ont demandé aux joueurs de travailler fort seulement une période à l’occasion.

 

Où est le leader?

 

Quand les choses vont mal et que les joueurs ne travaillent pas avec conviction, il faut qu’un leader se lève et apostrophe lui-même ses coéquipiers. Or, il ne semble pas y avoir de leader dans cette équipe. Comme capitaine d’une équipe, Saku Koivu n’est guère impressionnant. Il ne suffit pas de travailler fort dans les limites de son talent pour être un bon capitaine. Ça, c’est la tâche des joueurs de troisième et quatrième trios. À mon avis, Koivu fonctionne encore sur son aura de vainqueur du cancer.

 

Depuis qu’il est avec le Canadien, c’est plus de sept entraîneurs qu’il a vu passer. Depuis qu’il est capitaine, ça fait au moins quatre entraîneurs qui ont perdu leur poste : Carbonneau, Julien, Therrien et Vigneault. Les deux derniers congédiements proviennent en grande partie par une absence de leadership du capitaine en poste. Est-ce une coïncidence que le club ait excellé en l’absence de Koivu et ait périclité dès son retour?