Création artistique : Un lieu, un nom, une raison d’être

Neil Dyck devant deux de ses œuvres et une création éphémère composée de quelques-uns des rubans adhésifs 
qu'il a utilisés durant son travail de résidence au YK ARCC. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Neil Dyck devant deux de ses œuvres et une création éphémère composée de quelques-uns des rubans adhésifs qu'il a utilisés durant son travail de résidence au YK ARCC. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

L’organisme Yellowknife Artiste Run Community Center (YK ARCC) a la vocation de son nom.

L’ARCC est un organisme sans but lucratif auquel ses membres adhèrent. S’ils ont des projets, le centre est un espace pour leurs créations, leurs productions, leurs interprétations, leurs présentations. « C’est un centre interdisciplinaire, un gros mot pour dire toutes les formes d’arts », définit Batiste Foisy, le coordonnateur actuel du centre artistique.
Depuis les deux dernières semaines, un artiste en résidence a investi le local et créé huit œuvres originales inspirées de son séjour nordique. Le 26 février, l’artiste exposait son travail avec d’autres créations lors d’un vernissage. Neil Dyck, du Manitoba, utilise du ruban adhésif qu’il applique, colore puis découpe sur des plaques de bois. Il dit avoir été inspiré par la proximité de la baie gelée de Yellowknife située à quelques mètres du studio; l’ARCC occupe maintenant un nouveau local, en vieille ville, à deux pas du quai gouvernemental.
Un lieu stimulant, selon Foisy, qui reconnait que le centre communautaire a souvent eu des lieux éclectiques tels qu’un vaste sous-sol d’église ou un très léché studio de photographe professionnel : « Avant nous offrions des studios d’artiste à prix modiques, maintenant nous avons un espace assez sale pour pouvoir créer librement et assez propre pour pouvoir présenter ces créations. Mon travail est de m’assurer que le centre est vivant. »
Une réussite en ce moment, alors que depuis le 1er mars et jusqu’au 14 mars, la photographe Kirsten Murphy présente l’exposition professionnelle Scars, qui dévoile les cicatrices sur le corps de quatre survivants ténois. Et Darren Copeland, un créateur d’ambiance sonore travaillera également au studio du 8 au 14 mars.
Le coordonnateur estime que son travail en est un de dévotion, mais que depuis le début, il croit à sa mission. « Dès le départ, les expositions professionnelles étaient un aspect que l’on avait identifié pour aider les artistes. C’est un besoin réel de la communauté artistique. »
Durant les expositions professionnelles, l’art, les œuvres en exposition ne sont pas à vendre. « Nous ne sommes pas une galerie d’art, nous donnons un cachet aux artistes pour qu’ils exposent au centre », clarifie-t-il, ajoutant que l’ARCC reçoit des subventions pour sa programmation : pour payer les artistes et pour qu’ils présentent leur travail.
Foisy déplore que Yellowknife fasse encore figure de dernier de classe alors que dans d’autres villes un peu partout au Canada, selon lui, il existe des subventions directement dirigées à la subsistance d’un lieu pour la communauté artistique. « Ici, nous bénéficions d’un financement pour être capables d’offrir une programmation, mais rien n’est dirigé vers l’espace en tant que tel. D’ailleurs, ajoute-t-il, c’est bien beau d’en parler de ce centre, il faut venir le voir! Au STUDIO 3, 3541 McDonald Drive, en vieille ville de Yellowknife. »


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