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Éducation : Un finissant à temps partiel

Favori Impression :: Un finissant à temps partiel Maxence JailletMaxence Jaillet
Paru le 16 septembre 2010
1 Commentaire(s)
Christopher Moore pose devant l’une des pièces qu’il apprécie le plus dans son école francophone : la bibliothèque. (Photo : Maxence Jaillet)
Christopher Moore pose devant l’une des pièces qu’il apprécie le plus dans son école francophone : la bibliothèque. (Photo : Maxence Jaillet)

L’école Allain St-Cyr de Yellowknife ne compte qu’un seul finissant cette année.

En 1998, ils étaient 20 élèves dans la classe de maternelle de l’école Allain St-Cyr. À la rentrée 2010, Christopher Moore sera le seul de cette cohorte à achever sa 13e année d’école dans l’établissement francophone de Yellowknife.

Sa première motivation pour affronter cette 12e année en solo est qu’il estime avoir fait le bon choix au fil de son cursus scolaire. « C’est mon choix d’être bilingue, ça me rend la vie plus facile. Je considère que c’est un gros avantage d’aller à l’école en français, car l’anglais, je l’apprends à l’extérieur », raconte Christopher Moore. L’étudiant dit que durant toutes ces années, il était fier d’être un peu différent des autres. « Tous les autres vont à St Pat’s ou à Sir John, moi je suis content de dire que je vais à Allain St-Cyr. Je trouve que ça m’identifie d’autant plus. »

L’ironie, cette année, est que le seul finissant de l’école francophone partage tout de même son emploi du temps entre St-Cyr et l’autre école secondaire publique, Sir John Franklin. Pour suivre deux cours de sciences pures, Mathématiques 30 et Chimie 30, Christopher Moore débute ses journées à l’école anglaise puis revient à Allain St-Cyr pour ses cours en après-midi. À l’autre école secondaire, il est intégré à une classe d’immersion française de 12e année.

L’enseignante du plus haut niveau offert au secondaire pour les matières de mathématiques et de chimie estime que c’est une situation qui avantage tout le monde. « C’est un atout pour la classe, car il parle toujours en français », commente Audrey Paradis, qui estime que Christopher Moore ne se pose pas de question : pour lui, en salle de classe, c’est en français que ça se passe. « Pour Christopher, c’est aussi un avantage, car il travaille avec des jeunes de son âge et de son niveau. Les élèves sont placés à des tables de trois ou quatre et il est avec d’autres garçons. Ils sont assez forts comme groupe. Alors, il n’y a pas seulement l’enseignant qui est là pour interagir, mais également ses pairs », de constater l’enseignante d’immersion.

L’élève francophone est rentré en même temps que tout le monde dans cette école qui compte plus de 700 élèves. Christopher Moore relate que les élèves de sa classe ont été accueillants et qu’il en connaissait déjà certains grâce au hockey, au squash et aux cadets. Il admet que c’était un peu bizarre pour lui, les premiers jours, de ne plus se retrouver dans un environnement aussi « familial » qu’à l’école francophone. « Le plus drôle, c’est que j’ai retrouvé des élèves qui ont commencé la maternelle avec moi ici, à Allain St-Cyr. Nous ne sommes pas dans la même classe, mais je les ai croisés dans les corridors. » Pour ce qui est de la qualité de l’enseignement, le finissant estime que le cours serait le même s’il le suivait à Allain St-Cyr, c’est simplement le soutien qui change. « C’est le même programme que je suivrais ici. Le niveau d’enseignement est aussi bon, c’est juste que là-bas, ils n’ont pas le même niveau de français que moi. Ils utilisent beaucoup d’anglicismes. Je ne suis pas isolé et je suis content de travailler avec d’autres personnes. À Allain St-Cyr, mon prof serait partagé avec les élèves de 11e », dit-il en ne voyant pas d’autre différence avec sa nouvelle classe de 10 élèves.

L’unique finissant de la promotion 2010-2011 espère utiliser ses habiletés scientifiques pour étudier en criminologie l’an prochain. Il aspire à travailler dans les laboratoires de la GRC et se pencher sur les enquêtes criminelles. Pour cela, il vise à intégrer l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique. Lorsqu’il pense à cette ultime année dans son école il n’exprime qu’un seul regret : « J’ai tellement souhaité voir le gymnase avant que je gradue, je suis déçu, car ce ne sera pas le cas », se résigne-t-il.

 

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Tous les commentaires (1)

Écrit par Anonyme, 27 septembre 2010, 11 h 19
J'ai lu et bien aimé ton article intitulé " Un finissant à temps partiel". Malheureusement tu le commence avec des faits qui ne sont pas tout a fait exacts (voulu?...) Quand Christopher a commencé sa maternelle, il y avait 8 élèves à ce niveau, il était dans une classe combinée qui comptait 14 élèves mais les 6 autres étaient en 1ère année. Bonne journée Martine Gauvin

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