Francis Faubert et Myëlle : Un dépaysement boréal

27 juin 2013
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Les élèves de 3e et 4e années présentent le produit de leur atelier avec Francis Faubert et Myëlle, jeudi dernier, dans un spectacle spécial. (Photo : Édith V-R)

Les élèves de 3e et 4e années présentent le produit de leur atelier avec Francis Faubert et Myëlle, jeudi dernier, dans un spectacle spécial. (Photo : Édith V-R)

 Les musiciens Francis Faubert et Myëlle ont animé l’école Boréale, la semaine dernière, grâce à leurs ateliers musicaux. Une rencontre que tous ne sont pas prêts d’oublier!

 

C’est au terme d’une semaine chargée où ils ont donné des ateliers, en duo, à tous les groupes du primaire de l’école Boréale, que les deux musiciens ont réussi à monter un spectacle d’une qualité exceptionnelle. « Ils ont réussi à faire quelque chose de vraiment beau et représentatif. Ils ont écouté les idées des élèves, leurs sentiments, leurs identités, ils ont brassé tout ça et le résultat reflète les élèves mêmes, pas seulement les musiciens », partage Jessica Gilbert, enseignante des 3e et 4e année. C’est d’ailleurs Mme Gilbert qui a incité la venue des deux artistes : « C’est plutôt rare, à Hay River, que nous ayons la chance d’avoir deux musiciens francophones, si talentueux, qui viennent s’investir comme ça avec nos élèves! » L’enseignante insiste aussi pour souligner la sincérité et l’implication de Francis Faubert et de Myëlle : « Ils ont tout donné et ç’a incité les élèves à faire de même. »

« Les 6e années nous ont dit qu’ils tripaient sur Radio Radio, alors on leur a fait un pastiche avec le groove du band », explique Francis. Pour ce qui est des 5e année, par exemple, c’est Karim Ouellet qui les a inspirés : « Ils nous ont dit : "Karim Ouellet, c’est vraiment cool. L’Hiver, c’est notre toune." Alors on a repiqué les accords de cette toune-là et on les a utilisés! », raconte Myëlle, les yeux brillants.

« Quand je suis arrivée, j’étais complètement déstabilisée. T’sais, avec tout ce qui se passe, dans cet environnement… disons que ça n’a rien à voir avec notre Plateau Mont-Royal! On est complètement ailleurs! », s’élance-t-elle, au sujet de son séjour aux Territoires du Nord-Ouest. « Tu rencontres les gens, tu rencontres du monde, du vrai. Tu as un contact réel! », ajoute Francis Faubert, visiblement charmé par la région et les possibilités dont elle regorge. De prime abord, Hay River lui avait semblé un tantinet quelconque : « On se disait que ce n’était vraiment pas le paradis des vitrines! Dans le sens où tu rentres à Hay River et tout ce que tu vois, ce sont des entrepôts, de la tôle… Mais, tu rentres chez les gens, dans leurs maisons, et c’est juste débile! Les gens t’accueillent partout. » De She Takes the Cake aux chutes, en passant par la plage et les nombreux foyers, Francis Faubert et Myëlle sont repartis avec le sentiment d’avoir vécu une expérience tout à fait unique… mais surtout avec le désir de la réitérer! Une idée qui ne tombe pas dans l’oreille des sourds : « Ben, t’sais, en tant que prof, disons que c’est toujours plaisant de savoir qu’on peut bâtir des liens plus solides avec des artistes… », laisse tomber Jessica Gilbert.

La venue de Francis Faubert et Myëlle a été permise grâce à un partenariat entre l’Association franco-culturelle de Hay River et l’école Boréale. Ce qui leur a aussi donné la chance de se produire au festival Hay Days, vendredi dernier, au Quai des pêcheurs et au Doghouse’s pub, où ils ont été fort appréciés tant par le public francophone qu’anglophone!