Vers un monopole ? : Un comité se prononce sur l'avenir de la SETNO

08 décembre 2000
0 Commentaire(s)
Avec la division de la société d'État prévue pour le 31 mars 2001, une étude émet des recommandations sur les avenues possibles pour la nouvelle SETNO. Effectivement, celle-ci cessera de desservir les communautés du Nunavut en mars prochain. Le gouvernement du jeune territoire va fonder sa propre société d'énergie.

Des 51 établissements exploités par la SETNO, il n'en restera que 26 en avril 2001. La société d'énergie fournira l'électricité à 8 000 clients au lieu des 19 000 desservis présentement. Ses revenus chuteront de 100 millions à 50 millions de dollars. Par contre, sa capacité de production d'hydroélectricité augmentera, passant d'une capacité de 58 % à 77 %.

Le rapport d'étude suggère que le GTNO apporte des modifications aux lois afin de permettre au gouvernement d'accorder des subventions à toutes les communautés desservies par la SETNO, tout en maintenant pendant 20 ans les franchises des communautés desservies par Northland Utilities Limited. Quant à Hay River, le soumissionnaire qui deviendra le fournisseur d'électricité de la communauté serait inclus après une décision sur la question.

La dette à long terme de la SETNO s'élève à 146 millions de dollars, dont 40 millions se rattachent à la Société d'énergie du Nunavut (SEN). Le rapport suggère que la dette à long terme de la SEN soit retirée des livres de la SETNO et retirée du cautionnement du GTNO (ce qui lui permettrait d'augmenter sa capacité d'emprunt). " Nous recommandons également que le GTNO n'accorde pas de garantie de dette à la SETNO sur les prochains emprunts de celle-ci ", souligne un ancien président de la SETNO qui était à la tête de l'équipe chargée de l'évaluation, Jim Robertson. Celui-ci suggère que la privatisation de la SETNO n'est pas une option viable en ce moment étant donné le manque de références de la société en tant qu'entreprise autonome interagissant sur les marchés financiers et empruntant selon ses propres mérites.

L'équipe du rapport recommande par ailleurs à la SETNO d'aller chercher des revenus supplémentaires en exploitant davantage le potentiel hydroélectrique des rivières Taltson et Snare, dont les réserves sont respectivement estimées à 200 mégawatts et 20 mégawatts. " Le GTNO devrait prélever une redevance de 1¢ par kilowatt/heure sur la production d'hydroélectricité et sur l'exportation d'énergie ", soutient Jim Robertson.

Pour assurer un avenir prometteur à la SETNO, il est suggéré que la société acquiert le monopole pour la distribution du gaz naturel tout en convertissant plusieurs établissements à cette source d'énergie.