Judo : Un camp d’entraînement à la hauteur

09 février 2012
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Le salut aux sensei (maîtres) avant le début des combats. (Photo : Virginie Bouchard)

Le salut aux sensei (maîtres) avant le début des combats. (Photo : Virginie Bouchard)

L’école Boréale a accueilli, du 3 au 5 février dernier, des judokas des quatre coins des Territoires du Nord-Ouest. Un camp d’entraînement, organisé par l’entraîneur Mario Desforges, qui a reçu un invité bien spécial.

Une vingtaine de jeunes judokas ont participé au camp d’entraînement C3 qui avait lieu à Hay River. Ils ont pu parfaire leurs connaissances et leurs techniques ainsi que rencontrer le deuxième meilleur athlète du Japon, Akinori Hongo. Jeunes et moins jeunes ont été impressionnés par les habiletés de l’invité.
« J’ai eu un super bon contact avec lui. Cela ne paraissait pas du tout qu’il est champion. Il est vraiment humble et très généreux », souligne Stéphane Sevigny, enseignant d’éducation physique à l’école J. H. Sissons de Yellowknife. Ce dernier a pu recevoir les conseils d’Akinori Hongo pour l’obtention de la ceinture noire. « Il avait un vrai rôle de sensei (maître), celui de faire avancer les participants », se permet d’ajouter l’enseignant et judoka.
Pour le principal intéressé, l’événement était une occasion privilégiée. « Ici, je trouve qu’il y a beaucoup de talent, mais il n’y a pas assez de bons partenaires d’entraînement. Donc, je peux les aider, leur montrer comment ils peuvent s’améliorer », affirme M. Hongo. Mason Bruneau a notamment pu se frotter au champion pour travailler ses techniques de combat. Plusieurs exercices variés ont marqué le camp d’entraînement de la fin de semaine. Clés au sol, relais avec obstacles et combats ont fait le bonheur des jeunes judokas qui avaient de l’énergie à revendre.

Transmettre sa passion

Akinori Hongo a l’habitude des entraînements. Actuellement étudiant à Montréal, il aide l’équipe canadienne de judo dans sa préparation pour les Jeux olympiques de 2012, à Londres. « Pour être un bon athlète, bien entendu, il faut travailler fort. Il faut aussi avoir de bons entraîneurs et un bon environnement », précise-t-il. Lors des compétitions, c’est tout l’aspect du mental qui compte, selon lui.
À l’école J. H. Sissons, on a lancé un programme de judo après les heures de classe, l’ASAP, activités sportives au parascolaire. « On a pris une entente avec Mario Desforges pour qu’il vienne enseigner chaque mardi. On peut remarquer que le comportement des élèves change quand ils commencent à faire du judo. Ils ont plus de discipline personnelle », explique Stéphane Sevigny.
En effet, il a pu remarquer cette saine attitude lors du camp d’entraînement à Hay River : « Ce qui me fait plaisir c’est le sens de la camaraderie entre les athlètes, de voir les jeunes de Sissons jouer en français avec ceux d’Allain St-Cyr ».

Pour rallier encore plus de jeunes aux arts martiaux, l’enseignant et l’entraîneur Mario Desforges en sont à l’élaboration d’un tournoi de judo-dodgeball, où tous les élèves des écoles de Yellowknife seraient conviés. « On veut stimuler la participation des jeunes et on espère que les gens vont s’inscrire davantage au judo », soutient M. Sevigny. L’enseignant multiplie les démarches pour introduire ce sport dans les écoles et lui faire de plus en plus de place.