Éditorial : Un atout dans tout

24 avril 2014
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Le français est-il un atout économique? La question se pose et on en revient à la question de la poule ou de l’œuf. Oui, la population de la minorité francophone a une moyenne de revenus plus élevée et un taux de chômage moindre que la population générale. Cela en fait d’ailleurs une population cible pour les commerçants qui désirent attirer une clientèle plus aisée. Il faut cependant décortiquer cette statistique.
Tout d’abord, la moyenne de revenus plus élevée est probablement due au taux de chômage bas de cette population. En effet, on gagne plus dans un emploi que sur le chômage ou l’aide sociale.
De plus, dans plusieurs provinces se côtoient les francophones issus du milieu et ceux qui y ont déménagé en raison... d’un emploi. Que ce soit pour des postes requérants la connaissance des deux langues officielles ou un poste d’enseignement en français, plusieurs employeurs ont recours à l’embauche à l’extérieur de leur province ou territoire. C’est donc en raison d’un avantage économique recherché que certains francophones se retrouvent en situation minoritaire.
On sait aussi que le bilinguisme est un atout pour la santé, notamment en ce qui concerne la dégénérescence des cellules du cerveau, ce qui explique un taux moins élevé de démence et d’Alzheimer, selon de récentes études.
Mais il faut aussi souligner que la maitrise du français est un atout culturel.
En connaissant l’anglais, on peut visiter de nombreux pays. Si on ajoute à cette langue le français, on vient d’étendre notre capacité de voyager et de découvrir de nouveaux horizons. La connaissance d’une langue déborde le simple fait de pouvoir s’exprimer, de comprendre ou de lire et d’écrire. Cette connaissance ouvre la porte à des siècles d’histoire et de littérature et nous met en contact avec un monde nouveau de créations artistiques.
Ce n’est pas que le français qui est un atout, mais bien l’ouverture à un monde passionnant que nous offre notre bilinguisme.