Littérature : Un amalgame de vérités

Ce roman est disponible aux Éditions des Plaines

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James Bartleman se lance dans l’écriture lorsqu’il prend sa retraite de son poste de lieutenant-gouverneur de l’Ontario. Avant d’être le premier autochtone a occupé ce poste, il a sert le Canada pendant 35 ans, entre autres en tant que premier ambassadeur autochtone.

En 2016, il termine son huitième livre alors qu’Aussi longtemps que les rivières couleront est son premier livre traduit en français. Sortie en 2011, la version anglaise en plus de s’être bien vendue s’est vue récolter un des prix Burt pour le meilleur roman destiné à la jeunesse autochtone du Canada.
 

Avec cette version francophone, James Bartleman espère que son livre pourra être envoyé dans les communautés autochtones où le français est parlé. Pour suivre l’exemple de la version anglaise qui a été distribuée sur l’ensemble des collectivités isolées du Nord de l’Ontario.


« C’est une grande lacune dans l’histoire canadienne », partage l’auteur, au sujet des pensionnats indiens. « Les gens ne semblent pas savoir que cela a existé ». Bartleman raconte que c’est en voyageant dans les communautés autochtones de l’Ontario, qu’il s’est rendu compte de l’état critique des jeunes. « Ils étaient sans d’espoir. Ils étaient rejetés par leurs parents, issus des écoles résidentielles où ils n’ont jamais appris à élever des enfants. » L’auteur estime que les nouvelles routes d’hiver ont aussi mis à vif, le sentiment de rejet et de discrimination que ces jeunes ont subi par la population blanche. Analphabètes, rejetés, sans espoir, sans cultures, ils ont commis ces vagues de suicides qui perdurent encore de nos jours.


« J’ai voulu écrire un livre au sujet d’une femme qui vécut ce cauchemar pendant les 10 années où elle a été forcée d’aller dans un pensionnat indien de la baie James. J’ai amalgamé les récits de trois femmes qui ont réellement vécu ces traumatismes. C’est un livre pour le lecteur qui veut savoir plus, car tout ce qui est rapporté provient de multiples entrevues que j’ai conduites avec des survivants des pensionnats. »

S’il a parlé avec beaucoup de victimes, James Bartleman n’a pas confronté les agresseurs. « Je n’en ai pas rencontré durant mes voyages. J’ai n’ai pas voulu stéréotyper mes personnages, et j’ai écrit un livre qui démontrait les bons côtés et les mauvais côtés de chacun. »


James Bartleman se rappelle avoir appris à lire avec des bandes dessinées trouvées au dépotoir quand il était tout jeune. Il s’est dédié depuis plusieurs années à promouvoir la littéracie au sein des communautés autochtones du Canada, car il assure que la lecture lui a fourni le respect des autres.


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