L'ONU se penche sur la situation dènèe : Traités 8 et 11

20 février 1998
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Un rapporteur spécial de l'Organisation des nations unies (ONU) a participé pendant trois jours à une réunion spéciale sur les traités 8 et 11.

Le Dr. Miguel Alfonso-Martinez, rapporteur spécial pour l'ONU, a participé du 9 au 11 février à une réunion spéciale sur les droits issus des traités. Cette réunion avait lieu à la réserve dènèe de Hay River.

Le Dr. Alfonso-Martinez était présent afin d'entendre de vive voix la version des aînés par rapport aux traités 8 et 11 ainsi que la position des représentants des Premières nations Akaitcho et Deh Cho.

Le Dr. Alfonso-Martinez a reçu le mandat de produire un rapport, dû pour juillet 1998, sur la question des traités aborigènes à travers le monde. Le rapport devrait aussi inclure des recommandations à être mises en place au niveau international.

Le rapporteur spécial a entendu une quarantaine de présentations, mettant l'emphase sur l'importance de l'histoire orale et pour mettre en évidence que les traités 8 et 11 constituaient des accords de paix et d'amitié plutôt qu'une cession de territoire.

Selon la Nation dènèe, ces présentations ont clairement établies que le gouvernement du Canada agissait en violation de ces traités.

En rabaissant la portée des traités et en ne rencontrant pas les garanties des traités, le gouvernement du Canada se trouverait en nette violation de ses obligations face aux Premières nations du Nord.

Il a aussi été question lors de cette réunion de la nature destructrice des lois et politiques gouvernementales au regard des droits issus des traités.

La tenue de cette réunion avait été décidée lors de la dernière Assemblée générale des Premières nations du Deh Cho à Kakisa. Il avait alors été décidé d'établir un lobby international pour la protection des traités. Par la suite, le Grand chef Gerald Antoine avait assisté à deux sessions de l'ONU à Genève où il avait rencontré le rapporteur spécial sur la question des traités aborigènes. Le Dr. Alfonso-Martinez aurait été impressionné par la position établie par les Premières nations du Deh Cho, et il aurait jugé nécessaire de se déplacer en personne pour entendre les doléances des Dènès.

Au cours de ses nombreuses années de service avec l'ONU, le Dr. Miguel Alfonso-Martinez a rencontré des groupes autochtones de l'Amérique du Sud, des États-Unis, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie. Il a indiqué que la proposition du Deh Cho est le seul document qu'il ait reçu qui se préoccupe des méthodes de résolution des différends.