Centre de traitement de toxicomanie : Tom Beaulieu voit à long terme

22 mars 2012
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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Tom Beaulieu, était de passage à Hay River, lors de la consultation donnée par Last Door. Selon lui, un centre de traitement ne verra pas le jour avant longtemps.

La rencontre qui avait lieu il y a de cela quelques semaines sur le projet de centre de traitement de toxicomanie constituait une première étape pour le gouvernement des TNO. En effet, le territoire a demandé l’aide d’un établissement de Colombie-Britannique dans une perspective de traitement des dépendances chez les jeunes.
« Ce type de centre pourrait faire partie d’une continuité dans les programmes de réhabilitation pour les jeunes », explique le ministre Tom Beaulieu.
Dans les petites collectivités nordiques, un type de centre de l’envergure de Last Door, qui possède quatre bâtiments, ne pourrait être réalisable, mais le ministre de la Santé et des Services sociaux est conscient qu’il y a un besoin.
« On a un petit pourcentage de jeunes qui ont besoin d’aide, peut-être une dizaine. On serait chanceux de les faire entrer dans ce programme. Nous devons voir quel type de traitement nous pouvons assurer, selon notre situation, dit-il. Les responsables de Last Door disent qu’il faut toute une collectivité pour élever un enfant », ajoute-t-il.

Les priorités

Si le problème de la toxicomanie est important dans le Nord, ce centre de traitement des dépendances ne pourra voir le jour avant une dizaine d’années, selon Tom Beaulieu.
« Le projet n’est pas encore sur notre liste de priorités budgétaires. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a un important déficit quant aux infrastructures », affirme M. Beaulieu. Plusieurs centres de santé, dont ceux de Hay River, de Fort Resolution et de Fort Providence doivent subir des rénovations. Des centres de soins de longue durée à Behchoko et au Sahtu doivent également être mis en place.
« Si nous sommes capables de mettre ce centre sur la liste de projets, il peut y en avoir pour dix, peut-être vingt ans avant qu’il soit mis sur pied. C’est une initiative à très long terme », assure le ministre.
Néanmoins, selon lui, il n’est pas trop tôt pour commencer à discuter de certaines options.