Chronique du CDÉTNO : Taxe, bourse, marché, commerce: le carbone sous différentes facettes

20 septembre 2012
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Tout se bouscule dans votre tête et vous vous sentez un perdu dans cette vague de nouveautés environnementales ? En quelques minutes seulement, vous comprendrez les grandes lignes des différentes taxations sur le carbone. Tout d’abord, qu’est-ce que la taxe carbone ? La taxe carbone est une taxe environnementale appliquée sur les émissions de dioxyde de carbone des entreprises, afin de limiter la pollution produite. Ainsi, plus une entreprise pollue, plus elle est taxée. Le dioxyde de carbone est considéré comme un gaz à effet de serre. La taxe carbone est mise en place afin de ralentir le réchauffement climatique en diminuant l’émission de substances polluantes. En termes économiques, il s’agit d’internaliser les externalités négatives engendrées dans la production d’un bien.
Quant à elle, la bourse du carbone constitue un marché organisé pour négocier et échanger des droits d’émissions de gaz à effet de serre. En d’autres mots, les entreprises peuvent négocier des ‘droits de polluer’. Comme à la bourse standard, les organisations peuvent échanger, acheter ou vendre des crédits carbones en ajoutant le prix de la valeur ajoutée (PVA). Ainsi, des entreprises qui auraient auparavant investi et aménagé leur espace en faisant preuve de conscience environnementale pourront revendre leurs droits non-utilisés de taxe carbone, et recevoir des revenus supplémentaires.
Depuis 2010, la Colombie-Britannique tente elle aussi de contrôler ses émissions de dioxyde de carbone. D’ailleurs, la province de l’ouest prévoit réduire sont émission totale de gaz à effet de serre de 33 % d’ici 2020, et de 50 % d’ici 2050. Quant au Québec, la province à mis à l’essai une bourse sur le carbone en janvier 2012. Cette solution a été mise en place afin de réduire, d’ici 2020, au moins 20 % de ses émissions de dioxyde de carbone. Le prix de départ est fixé à 10 $ pour une tonne de dioxyde de carbone.
Finalement, bien que les Territoires du Nord-Ouest ne comptent pas parmi les plus grands producteurs de gaz à effet de serre au Canada, plusieurs actions ont été entreprises afin de diminuer leur émission de gaz à effet de serre. Le remplacement des génératrices au diesel en est un exemple. Aussi, des capteurs solaires ont été installés à Fort Smith, tandis que des systèmes de récupération de la chaleur et des éoliennes ont été mis sur pied dans différentes villes du territoire.
Bref, qu’on soit au Québec, en Colombie-Britannique ou aux Territoires du Nord-Ouest, chaque geste environnemental compte et se doit d’être mis en importance.