Immersion : Tard mais bien

01 mai 2014
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De plus en plus de parents, observe l’enseignant d'immersion française, Ian Brown, prennent conscience que la pratique du bilinguisme donne plus d'occasions d'emploi à leurs enfants. »

De plus en plus de parents, observe l’enseignant d'immersion française, Ian Brown, prennent conscience que la pratique du bilinguisme donne plus d'occasions d'emploi à leurs enfants. »

Mieux vaut tard que jamais à l’école Weledeh.
 

La fin de l'année scolaire 2013-2014 verra la première cohorte du nouveau programme d'immersion tardive de la commission scolaire catholique de Yellowknife (YCS).
Onze élèves de 7e année à Weledeh se sont en effet lancés dans des études en français dans toutes les matières hormis la religion. « La majorité d'entre eux viennent de familles d'immigrants, note leur enseignant, Ian Brown. Les parents se rendent compte que le bilinguisme donne à leurs enfants des occasions supplémentaires d'emploi. »
Le sens commun veut que les langues s'apprennent plus facilement à un très jeune âge. Ian Brown, qui a enseigné le français intensif à des niveaux inférieurs, n'en disconvient pas. « Mais, affirme-t-il, en 7e année, les élèves ont davantage d'éléments cognitifs pour reconnaître la grammaire, la syntaxe, etc. Ils font des progrès très rapidement. »
L'accent, explique l'enseignant, est mis prioritairement sur la conversation et la communication. Pour motiver les élèves, ils sont invités à parler de leur vie, de leur famille, de leurs loisirs. « La pratique continue de l'oral et les nombreuses présentations devant les groupes aident beaucoup les élèves à se dégêner et à prendre confiance en eux », observe la coordonnatrice des programmes de français de YCS, Josée Clermont. Cette dernière assure qu'étant donné le succès de la formation en immersion tardive, il est déjà certain que le programme sera de retour l'an prochain. Ian Brown relève que 14 élèves sont déjà inscrits pour l'année scolaire 2014-2015. « Nous aspirons, dit-il, à augmenter ce nombre au fur et à mesure de la reconnaissance de la communauté. Et à plus long terme, nous aimerions augmenter le nombre d'inscriptions en immersion à l'école Saint-Patrick. Plusieurs abandonnent le français au moment d'entrer au secondaire car ils croient que ce sera plus facile de continuer dans leur langue maternelle. »