Activités physique : Sueur, douleur et bonheur en français

18 octobre 2012
0 Commentaire(s)
Un groupe en séance de Zumba Toning. Pendant une séance d’une heure, les participants peuvent dépenser jusqu’à 1000 calories, selon l’intensité avec laquelle les gens bougent. (Photos : Noémie Bérubé)

Un groupe en séance de Zumba Toning. Pendant une séance d’une heure, les participants peuvent dépenser jusqu’à 1000 calories, selon l’intensité avec laquelle les gens bougent. (Photos : Noémie Bérubé)

Un nouveau sport a fait son entrée sur le marché il y a quelques années et depuis ce temps, il gagne à être connu, et surtout pratiqué. Yellowknife, comme bien d’autres villes dans le monde, a la chance d’avoir des instructeurs de Zumba qui font bouger sa population. Julie Belley est l’unique francophone parmi eux. 

Originaire de Montréal, Julie Belley a obtenu sa certification pour être instructrice d’aérobie en 2000. En 2003, elle a déménagé en Ontario avec son mari. C’est durant son séjour à Petawawa, dans la province ontarienne, qu’elle a découvert le Zumba. Dès son premier cours en tant que participante, en 2008, elle savait qu’elle allait changer l’aérobie qui s’en venait démodée comparativement à ce sport naissant. Par la suite, elle a été certifiée et jusqu’à ce jour, elle enseigne le Zumba, peu importe où sa famille déménage. Mme Belley est arrivée à Yellowknife en 2010 et elle a commencé à offrir des cours de Zumba l’année de son déménagement. Elle a d’abord enseigné au Racquet Club, en 2010, et possède désormais son local à l’école William McDonald. Julie Belley souligne avoir toujours aimé la danse. Elle a fait du ballet jazz de 4 à 15 ans et après, elle a suivi des cours de salsa et de Ballroom. En plus d’être instructrice, Julie Belley est la mère de deux filles de six et huit ans et elle agit également comme gestionnaire aux ressources humaines à la Det’on Cho Corporation.

Qu’est-ce que c’est?
Le Zumba est de la danse qui ne requiert aucune expérience, n’importe qui peut le faire. « Il s’agit également d’une forme d’entraînement physique où tu ne te rends pas compte que tu bouges et dépenses des centaines de calories », a confié l’instructrice bilingue. De plus, il y a un côté social à l’activité, car les gens ont du plaisir à faire les mouvements qui sont parfois plus sensuels, ce qui entraîne des fous rire entre eux. « Nous avons du plaisir, nous lâchons notre [côté] fou et même s’il n’y a pas de coordination, les gens reviennent! », lance-t-elle. Le Zumba est un sport international qui rejoint tout le monde.
Le Zumba a été créé par Beto Perez, un homme originaire de la Colombie qui enseignait l’aérobie au milieu des années 1990 et qui a une fois oublié ses cassettes pour son cours. Il a donc décidé d’utiliser sa musique latine et a improvisé un cours qui fut un succès monstre. Par la suite, il s’est associé avec des partenaires des États-Unis et a commencé à entrainer des gens pour qu’ils deviennent professeurs. Ainsi, Mme Belley dit que si un gars l’a créé, c’est parce que [les hommes] sont capables de le faire, ils doivent simplement laisser leur gêne de côté. Le Zumba ne demande pas une super forme physique. Beaucoup de gens perdent du poids et voient leur qualité de vie améliorée grâce à cette activité. Toutefois, l’activité est déconseillée aux personnes souffrant de maux de genou ou de hanche chroniques. Par contre, ces personnes peuvent participer en modérant leurs efforts.

Un mouvement de masse
Le Zumba est pratiqué à travers le monde entier, peu de gens ignorent l’existence de ce sport. Il y a différentes spécialisations, soit le Zumbatomic pour les enfants, le Toning (intègre les poids aux chorégraphies), l’AquaZumba et le Zumba Gold pour les personnes âgées. La popularité du sport vient, selon Mme Belley, du fait qu’il rejoint les gens de tout âge et qu’il a aussi un côté social, puisque c’est une activité de groupe.
Il est prouvé que pendant une séance de Zumba de 60 minutes, le corps peut brûler entre 500 et 1000 calories, selon l’intensité appliquée aux mouvements.
« Depuis 2008, la vague du Zumba s’est emparée de beaucoup de pays. L’aérobie est toujours présent, alors, il est évident que le Zumba ne disparaîtra pas », ajoute Mme Belley. Cependant, il est possible que l’engouement diminue avec le temps, malgré que ce soit facile à expliquer, à pratiquer et à comprendre. Désormais, il y a des vêtements et accessoires conçus et constamment améliorés pour le sport.

La seule à Yellowknife
Actuellement, Julie Belley enseigne à des femmes âgées de 20 à 60 ans, mais n’a que deux hommes dans ses groupes. Lors des cours avec cette clientèle, elle fait une combinaison de « fitness et de danse ». Et pour le Zumbatomic, elle s’adresse à une clientèle âgée de 4 à 12 ans, car Mme Belley est certifiée pour enseigner aux enfants.
Elle mentionne que les adolescents sont assez vieux pour joindre le groupe des adultes.
Mme Belley offre ses cours à l’école William McDonald dans le local 106, ce petit espace lui a été offert il y a un an par la directrice de l’école Allain St-Cyr, Yvonne Careen, et celle de William McDonald, Rachell Simmons. Le but premier était d’essayer de cibler la clientèle francophone. Julie Belley a offert son premier cours le 3 octobre 2011. Elle a eu pendant ce moment de porte ouverte quinze participantes, la majorité anglophone et le groupe de cette soirée ne comptait que deux francophones. Désormais, elle a une moyenne de dix à quinze personnes par soir en raison de la petite taille du local. Julie Belley espère voir une augmentation de la participation francophone dans ses cours puisqu’elle est la seule instructrice bilingue à Yellowknife, malgré que ses cours ne se donnent pas en français, elle peut expliquer par exemple aux enfants les techniques et les mouvements ou elle peut tout simplement discuter avec ses clients.
Ses cours pour les « adultes » ont lieu les lundis, mardis et jeudis de 19 h à 20 h. L’horaire des cours varie tous les mois, donc elle envoie des courriels aux personnes qui la suivent pour les en aviser.
Pour en connaître davantage sur les cours de Zumba offerts par Julie Belley, il suffit de la suivre sur Facebook, par l’entremise du groupe Rebelleyus, ou par courriel au belbel30@hotmail.com .