La bataille des cellules : Statistiques nationales sur le cancer

26 avril 2002
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Le cancer sera en léger recul aux Territoires du Nord-Ouest en 2002, selon les toutes récentes données statistiques de la Société canadienne du cancer. Les estimations basées sur les tendances antérieures révèlent qu’il y aura environ 95 nouveaux cas de cancer cette année. En 2001, les estimations se chiffraient à 100.

Cette baisse est toutefois relative, compte tenu du départ d’un peu plus de 2300 individus aux T.N.-O. depuis les cinq dernières années. Bonne nouvelle, plus de la moitié de ce nombre devrait sortir indemne de la maladie. Le diagnostic précoce et l’amélioration des traitements ont donné une longueur d’avance aux chances de survie. « En 1960, une personne sur cinq était toujours en vie cinq ans après les traitements, mentionne Nicole Mireault, porte-parole au bureau national. Aujourd’hui, c’est plus d’une personne sur deux. »

Contrairement aux provinces, l’organisme communautaire ne fait pas le décompte des types de cancers pour les territoires. La faible population est un frein à la confidentialité. « S’il n’y a qu’un ou deux cas pour un cancer-type, la population pourrait presque savoir qui sont les gens concernés ! », explique Michael Craig, porte-parole du bureau Alberta / T.N.-O.

Cette année, ce sont les jeunes Canadiens de 20 à 44 ans qui poseront un nouveau défi aux oncologues : le taux d’incidence, ou le nombre de nouveaux cas, du lymphome non hodgkinien a doublé depuis 1973. Plus de 65 % des cas de cancer toucheront les jeunes femmes et ce, principalement à cause des cancers reliés à l’appareil génital. Même si seulement 10 % des cancers touchent les jeunes, cette situation est problématique car cette maladie s’attaque en premier lieu aux gens plus âgés. « Le cancer n’est pas une maladie de jeunes, c’est une maladie de personnes âgées, spécifie Nicole Mireault. Plus de 85 % des cas sont chez les gens de 50 ans et plus. Et plus la population vieillit, plus le nombre de cas sera grand. »

Le cancer du poumon fera, toutes tranches d’âge confondues, 7700 décès chez les femmes, soit le type de cancer qui fera le plus de ravages au cours de l’année auprès de la gent féminine. Le cancer du sein se classe toujours bon premier en termes de nouveaux cas, mais de moins en moins de femmes en meurent. En 2002, même si deux fois plus de femmes auront le cancer du sein plutôt que le cancer du poumon, 5400 en mourront, soit 2300 moins que le cancer du poumon. Selon les données actuelles, le taux de mortalité et le nombre de nouveaux cas de cancer du sein sont les plus bas depuis 1950.

Chez les hommes, c’est le cancer de la prostate qui sera prédominent, avec plus de 18 200 nouveaux cas, comparativement à 12 000 pour le cancer du poumon. L’augmentation rapide des cas au cours des années 1990 est attribuée à un diagnostic de plus en plus précoce.

Les chercheurs pointent du doigt la mauvaise alimentation, riche en gras et pauvre en fibres, comme facteur à risques. Le manque d’activités physiques est également l’une des causes du cancer. L’épandage des pesticides domestiques, ceux qui servent à garantir un gazon des plus verts, est le nouveau cheval de bataille de la société. « Nous voudrions bien que le gouvernement du Canada bannisse ces pesticides, stipule Nicole Mireault. Les recherches nous indiquent présentement que les pesticides ont un rôle à jouer dans l’apparition de cas de cancer. »

Au Canada, 136 900 nouveaux cas de cancer et 66 200 décès causés par cette maladie surviendront en 2002. De ce nombre, près de 50 % de tous les cas de cancers, autant chez les hommes que chez les femmes, seront détectés au niveau des poumons, du sein, de la prostate et du côlon. Ces estimations sont basées sur les données compilées au cours des dernières années et peuvent être sujettes à changements.