Ressources naturelles : Sécurité et développement

07 juillet 2010
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Selon les TNO, Ottawa devrait construire plus d’installations portuaires en Arctique pour assurer une intervention adéquate en cas de dérapage en mer de Beaufort.

 

La catastrophe pétrolière qui se déroule actuellement dans le golfe du Mexique pourrait être synonyme d’améliorations pour les infrastructures de la côte océanique des TNO. Sans vouloir profiter du malheur des autres, c’est ce que recommande le ministre ténois de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Bob McLeod, qui s’est présenté devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes, le 17 juin, soit quelques jours seulement avant la 10e Foire de l’industrie pétrolière d’Inuvik. Durant cette étude parlementaire de la réglementation et de l’état d’une intervention d’urgence aux activités d’explorations pétrolière et gazière en mer, le ministre a prêché pour un financement fédéral permettant d’améliorer les infrastructures portuaires en mer de Beaufort. « Mon message est clair, répète-t-il à L’Aquilon. Le gouvernement des TNO ne soutient pas l’exploration pétrolière et gazière à n’importe quel prix. […] Nous pourrions demander aux exploitants d’[assumer l’intervention], mais nous pensons également que le gouvernement fédéral devrait investir dans plus de projets d’infrastructure. » Il recommande, par exemple, des routes vers les ports, des navires de la garde côtière, des brise-glaces. Le gouvernement ténois veut ainsi s’assurer que la technologie utilisée pour protéger l’écosystème de la mer de Beaufort soit satisfaisante avant que tout forage en mer ne soit lancé. En attendant les recommandations que l’Office nationale de l’énergie (ONÉ) émettra à la suite de l’examen public global sur la sécurité dans l’Arctique et les exigences environnementales en matière de forage en mer, le ministre estime que ce sont les améliorations du transport maritime dans le Nord, l’aménagement des ports et des barges ainsi que la croissance de nouvelles capacités de déglaçage qui feront la différence aux yeux des Ténois. Durant son allocution devant le comité, il a noté que l’exploration était essentielle au développement de l’économie territoriale. Selon le représentant du gouvernement ténois, cette diversification permettrait aux collectivités et au peuple de devenir plus autonomes.

L’ONÉ interdit toute activité de forage en mer tant que son examen ne sera pas terminé, ce qui donne à M. McLeod toutes les raisons d’être totalement confiant dans les responsabilités de l’agence gouvernementale et lui assure que le gouvernement ténois demandera le statut d’intervenant durant ces consultations.

En entrevue, le ministre a affirmé que le gouvernement ténois ne faisait pas de lien entre le projet gazier Mackenzie et le développement du forage en haute mer, car les trois bassins d’exploration explorés dans les années 1970 et 1980 sont déjà forés. Dans le futur, pourtant, deux compagnies détiennent des concessions qui seront ouvertes dès 2014. L’une d’elles est L’Impériale, le promoteur principal du projet gazier Mackenzie. Laura Bishop, porte-parole de la compagnie, avance que le bassin de Beaufort est considéré comme très prometteur. « Nous en sommes aux étapes préliminaires en mer de Beaufort, et les futures explorations ne se feront que lorsque la règlementation nécessaire sera en place. » Elle dit que la compagnie va suivre avec attention le déroulement de l’enquête sur la catastrophe du golfe du Mexique et assure que L’Impériale bonifiera son approche grâce à ces résultats.