Le GTNO a éliminé sa politique empêchant la mise à pied de ses
fonctionnaires. Par contre, il s'est doté d'une nouvelle stratégie
encourageant les ministères à réembaucher les employés mis en
disponibilité.
« La politique du gouvernement antérieur est expirée », a indiqué le
ministre des Finances Joe Handley. « La nouvelle politique ne signifie pas
que nous sommes prêts à effectuer des mises à pied », a-t-il précisé.
Toujours selon ce dernier, la nouvelle politique a comme objectif de
faciliter la réorientation des ministères et de permettre plus de
flexibilité au sein du gouvernement. Cela permettrait de remanier les
ressources ministérielles d'une manière plus efficace.
« Les gestionnaires ont besoin de flexibilité pour livrer les programmes au
public », a-t-il précisé. « La politique interdisant les mises à pied
restreignait les employés et les gestionnaires ».
Monsieur Handley estime que la nouvelle politique permettra aux employés
souhaitant quitter le service public de profiter des avantages offerts par
les mises en disponibilité. « Certains employés veulent abandonner leurs
fonctions. Toutefois, les bénéfices ne leur sont pas offerts puisque le
GTNO ne sanctionnait pas les mises à pied ».
Barbara Winess est d'accord. Le porte-parole du Syndicat des travailleurs
et des travailleurs du Nord affirme également que l'un des avantages de la
nouvelle politique est que les employés mis à pied pourront toucher les
bénéfices.
« Sous l'ancienne politique les employés ne pouvaient pas toucher les
indemnisations incluses dans la convention collective », a-t-elle indiqué.
Elle a affirmé que le syndicat aurait aimé être consulté lors de
l'élaboration de la nouvelle politique. Toutefois, le GTNO a agi dans son
champs de compétences, toujours selon elle.
La nouvelle politique obligera le GTNO à aider ses employés à chercher du
travail au sein des ministères selon leurs compétences. Sinon, il devra,
dans certains cas, débourser les frais de leur formation afin qu'ils
puissent remplir les exigences et combler les postes disponibles.
« Cela ne veut pas dire que nous allons leur payer quatre ans d'études
universitaires », a laissé entendre Joe Handley. Le ministre estime que les
employés devront se recycler dans un délai raisonnable. Certains de ses
collègues ont laissé entendre un an.
« Un fonds de 250 000 dollars sera créé pour financer leur recyclage »,
a-t-il souligné. Toutefois, selon plusieurs de ses proches, les coûts
associés à la formation d'un employé peuvent s'élever jusqu'à 50 000
dollars. Cela veut dire que le fonds peut couvrir jusqu'à cinq employés
pour l'instant. Le ministre ne se laisse pas dégonfler pour autant. « Le
montant du fonds est variable. Il n'est pas élevé puisque nous n'anticipons
pas effectuer de mises à pied ».
Les sous-ministres sont tenus responsables de faire parvenir au syndicat la
liste des employés affectés par les coupures. Un membre du syndicat pourra
être présent lorsque les mises en disponibilité seront annoncées aux
employés. Les ministres devront faire parvenir une liste aux députés les
avisant si des membres de leurs circonscriptions sont affectés par des
coupures.