Une nouvelle politique permet les mises à pied : Sécurité d'emploi des fonctionnaires

12 mai 2000
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Le GTNO a éliminé sa politique empêchant la mise à pied de ses fonctionnaires. Par contre, il s'est doté d'une nouvelle stratégie encourageant les ministères à réembaucher les employés mis en disponibilité.

« La politique du gouvernement antérieur est expirée », a indiqué le ministre des Finances Joe Handley. « La nouvelle politique ne signifie pas que nous sommes prêts à effectuer des mises à pied », a-t-il précisé. Toujours selon ce dernier, la nouvelle politique a comme objectif de faciliter la réorientation des ministères et de permettre plus de flexibilité au sein du gouvernement. Cela permettrait de remanier les ressources ministérielles d'une manière plus efficace.

« Les gestionnaires ont besoin de flexibilité pour livrer les programmes au public », a-t-il précisé. « La politique interdisant les mises à pied restreignait les employés et les gestionnaires ».

Monsieur Handley estime que la nouvelle politique permettra aux employés souhaitant quitter le service public de profiter des avantages offerts par les mises en disponibilité. « Certains employés veulent abandonner leurs fonctions. Toutefois, les bénéfices ne leur sont pas offerts puisque le GTNO ne sanctionnait pas les mises à pied ».

Barbara Winess est d'accord. Le porte-parole du Syndicat des travailleurs et des travailleurs du Nord affirme également que l'un des avantages de la nouvelle politique est que les employés mis à pied pourront toucher les bénéfices.

« Sous l'ancienne politique les employés ne pouvaient pas toucher les indemnisations incluses dans la convention collective », a-t-elle indiqué. Elle a affirmé que le syndicat aurait aimé être consulté lors de l'élaboration de la nouvelle politique. Toutefois, le GTNO a agi dans son champs de compétences, toujours selon elle.

La nouvelle politique obligera le GTNO à aider ses employés à chercher du travail au sein des ministères selon leurs compétences. Sinon, il devra, dans certains cas, débourser les frais de leur formation afin qu'ils puissent remplir les exigences et combler les postes disponibles. « Cela ne veut pas dire que nous allons leur payer quatre ans d'études universitaires », a laissé entendre Joe Handley. Le ministre estime que les employés devront se recycler dans un délai raisonnable. Certains de ses collègues ont laissé entendre un an.

« Un fonds de 250 000 dollars sera créé pour financer leur recyclage », a-t-il souligné. Toutefois, selon plusieurs de ses proches, les coûts associés à la formation d'un employé peuvent s'élever jusqu'à 50 000 dollars. Cela veut dire que le fonds peut couvrir jusqu'à cinq employés pour l'instant. Le ministre ne se laisse pas dégonfler pour autant. « Le montant du fonds est variable. Il n'est pas élevé puisque nous n'anticipons pas effectuer de mises à pied ».

Les sous-ministres sont tenus responsables de faire parvenir au syndicat la liste des employés affectés par les coupures. Un membre du syndicat pourra être présent lorsque les mises en disponibilité seront annoncées aux employés. Les ministres devront faire parvenir une liste aux députés les avisant si des membres de leurs circonscriptions sont affectés par des coupures.