Le Canadien de Montréal : Sans Price, sans espoir

22 mai 2014
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Tout allait bien dans ces séries éliminatoires jusqu’à la troisième minute de la deuxième période. Le Canadien tirait de l’arrière 2 à 0, mais Price les gardait dans le match. Soudain, un joueur des Rangers fonce à vive allure vers le gardien Carey Price et le ramasse pas à peu près. On le savait secoué, mais ce qu’on ignorait, c’est que cela marquait la fin de la saison pour Price et le Canadien.
On aura beau dire, aucune équipe de la Ligue nationale de hockey ne peut se permettre de perdre son gardien numéro un sans en ressentir dramatiquement les effets. Cela a été le cas d’Anaheim plus tôt dans les séries, et cela sera le cas de Montréal dans cette finale de conférence.
Maintenant, même si les deux équipes sont égales au point de vue de l’attaque et de la défense, le sort du Canadien est maintenant entre les mains d’un gardien réserviste et d’un gardien des ligues mineures alors que Lundquist est toujours le cerbère de New York.

Pourtant bien partis
Le Canadien a réalisé quelques jours plus tôt ce que plusieurs jugeaient impossible, soit d’éliminer la meilleure équipe de la saison régulière dans la Ligue nationale de hockey, les Bruins de Boston. Ce n’est pas que les chances du Canadien étaient inexistantes, mais les probabilités d’un tel résultat étaient plutôt minces. La seule fois où j’ai été confiant d’une victoire du Canadien, c’est après le beau gain de 4-0 lors du sixième match. J’ai toujours dit que si Boston ne gagnait pas cette ronde en six matchs, le Canadien allait l’emporter en sept. Il y a un petit quelque chose d’intangible entre ces deux équipes. Le dernier duel avait terminé à l’avantage de Boston. Je m’attendais vraiment à un retour du balancier.
Le résultat serré (2 à 1 jusqu’au but de Brière avec seulement trois minutes à disputer en troisième) n’a pas vraiment permis aux Bruins de jouer les matamores et d’essayer d’intimider le Canadien. Jusqu’à la toute dernière seconde du match, les Bruins ont vainement tenté d’égaler la marque, enlevant même leur gardien. Dans ces circonstances, le Canadien avait beau jeu de pouvoir utiliser tous ses atouts de vitesse et de finesse.

¡Vete! Vanek
On ne peut que s’émerveiller du talent offensif de Thomas Vanek acquis à la limite des transactions. Si en plus il avait du cœur au ventre, il deviendrait un joueur extraordinaire. Une chose est certaine, si j’étais Bergevin j’essaierais de le refiler à Minnesota dans quelques semaines si ces derniers voulaient lui faire signer un long contrat de huit saisons. Je ne veux pas d’un tel joueur dans un club où plusieurs jeunes sont en progression et doivent apprendre de vétérans. Vanek n’est vraiment pas un bel exemple à suivre.