S’éveiller au problème

29 novembre 2002
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En lisant les articles sur le Sida en page 7, on s’aperçoit qu’il y a encore beaucoup d’incompré-hension sur le sujet.

L’une des erreurs les plus communes que font les gens, c’est de croire que seuls les groupes les plus à risque peuvent attraper le sida. On sait bien que les usagers de drogues dures qui s’injectent ces substances par des seringues, que les homosexuels mâles et que les autochtones sont les groupes les plus à risque. Pourtant, des milliers de jeunes femmes hétérosexuelles, sans dépendance aux drogues, sont mortes à travers le monde en raison du sida.

Savoir que certains groupes sont plus sujets à la maladie ne devrait pas nous conduire à commencer à évaluer les risques potentiels et à adopter des comportements qui varient selon les groupes. Quand vient le temps de décider du manteau à mettre l’hiver, on regarde le thermomètre et si la température est plus ou moins clémente, on soupèse le risque, puis on revêt le manteau le plus approprié. Le pire qui peut arriver, c’est qu’on attrape un rhume. Dans nos rapports sexuels, le pire qui peut arriver, c’est la mort.

La réflexion du premier ministre du Nunavut, Paul Okalik, sur le comportement des prisonniers inuits est révélatrice de quelqu’un qui nie la réalité. M. Okalik, non seulement y-a-t’il des Inuits qui sont gais, mais le virus du sida circule librement au Nunavut.

Il y a donc toute une série d'attitudes et de comportements à changer pour enrayer la propagation de cette maladie, en commençant par l'utilisation régulière du condom et, surtout, en n'hésitant pas à enseigner cette réalité aux jeunes.