Activité physique : S’entrainer, danser et donner

07 octobre 2010
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Julie Belley s'est tout de rose vêtue pour cette levée de fond de la Course pour la vie de CIBC.  (Photo : Maxence Jaillet)

Julie Belley s'est tout de rose vêtue pour cette levée de fond de la Course pour la vie de CIBC. (Photo : Maxence Jaillet)

Quatre instructrices de Zumba s’activent pour soutenir la recherche contre le cancer du sein.


Fini l’époque de l’aérobique accompagnée de musique de synthétiseur, le racket Club de Yellowknife offre depuis le mois de mai, des cours de Zumba : une routine de conditionnement physique sur des rythmes et des chorégraphies inspirées des musiques latines. Le samedi 2 octobre, Julie Belley et trois autres instructrices Zumba du Club ont cumulé une somme de 2000 $ dirigée vers la recherche contre le cancer du sein en organisant un événement de promotion de leur activité favorite. Une cinquantaine de femmes ont répondu à l’appel et ont suivi le rythme stimulant des danses Merengue, Salsa ou Reggaeton durant tout l’après-midi.


Julie Belley se prévaut d’être la seule instructrice bilingue de Zumba à pratiquer en ville. Elle note que plusieurs personnes sont plus à l’aise avec des instructions dans les deux langues et se dit très heureuse d’avoir trouvé un lieu où pratiquer depuis son arrivée aux TNO, il y a quelques mois. « Je ne pourrais pas déménager dans une place où il n’y pas de Zumba. J’en ai besoin pour sortir mon stress. En fait, s’il n’y en avait pas eu en ville, je l’aurais débuté moi-même », assure la jeune femme. En Ontario, Julie Belley pratiquait depuis trois ans à son compte, ici le fait d’intégrer une équipe d’instructrices fait ressortir ses qualités et ses différents styles de chorégraphies. « Chaque instructeur a son style, Zumba élabore des chorégraphies qui collent à des musiques, mais après c’est l’instructeur qui développe ce avec quoi il est plus confortable. Pour ma part, je ne suis pas vraiment Samba, mais plus Merengue, Danse du ventre et Salsa. »


Une autre différence a frappé Julie Belley alors qu’elle pratique maintenant dans une salle avec un immense miroir. « J’étais habitué à faire face à mes élèves, observe-t-elle. Mais là je prends plaisir à voir leur réaction quand je leur tourne le dos, j’en vois les yeux fermés, qui se laisse aller avec la musique. »
Pour expliquer le Zumba, Dana Britton qui est la directrice Fitness au club, avance qu’il n’y a pas beaucoup de place en ville pour danser, surtout sur les rythmes des musiques latines. « Ces routines sont une façon de faire de la danse, d’avoir du plaisir et de faire une activité sociale », dit-elle.


À la sortie de cette activité charitable, une femme qui a essayé le Zumba pour la première fois cette fois-ci raconte qu’elle a vraiment été emballée par le concept. « Moi, je fais plutôt du Yoga, et j’ai bien aimé cette sensation de laisser-aller, où l’on pouvait se déhancher en rythme, prétend Aiyana Lajeunesse. Ça m’a donné l’impression d’une longue soirée en ville, sans l’alcool, ni le manque de sommeil. C’était tout comme une lady’s night », s’amuse-t-elle en notant qu’elle n’a pas vu beaucoup d’hommes venir essayer l’activité même si elle remarque que tous les hommes dansent dans la culture latino.