Éditorial : Rien pour les francos

Je déteste le premier budget fédéral du ministre Morneau. Il y a beaucoup de bonnes choses, mais aussi des manquements graves. Commençons par les bonnes choses.
En raison peut-être du déclin plus rapide que prévu de l’économie canadienne l’an dernier, il semble que le gouvernement libéral ait décidé d’investir en infrastructures, mais à un rythme moindre que prévu lors des élections. Bon, il s’agit probablement d’une bonne chose, car le simple fait de maintenir les dépenses du gouvernement aura son effet positif sur l’économie.
Je me disais que ce fameux budget d’infrastructure pourrait servir à aider des provinces qui en arrachent davantage avec la crise économique. Ça ne s’est pas fait, mais le budget d’infrastructure servira à d’autres cibles tout aussi avantageuses pour la société. En effet, le budget prévoit des investissements pour des énergies plus propres, ce qui aura des effets à long terme sur le pays.
Les conservateurs avaient abandonné leurs vétérans, coupant dans les services aux anciens combattants, sous les protestations des libéraux et des néo-démocrates, et mettant littéralement des vétérans à la rue lors des 10 années de règne conservateur : le budget investit massivement pour venir en aide aux vétérans et à leurs familles, 5,6 milliard de dollars sur cinq ans.
Mais surtout, le budget vient appuyer un des segments les plus démunis de notre société : les peuples autochtones. C’est une somme totale de 8,4 milliards qui sera dépensée sur cinq ans pour appuyer différents programmes, notamment en éducation, dans le logement, les soins de santé et l’eau potable. Le montant est faible si l’on prend en considération tout ce qui doit être accompli pour aider ces peuples à se sortir de la misère, mais c’est mieux que ce qui s’est fait avant. Comme plusieurs observateurs ont noté, un investissement dans la santé physique et mentale des Autochtones allège considérablement le fardeau financier des gouvernements à long terme.
Finalement, un grand absent de ce budget, ce sont les communautés francophones minoritaires. Rien, mais absolument rien n’y fait référence. On parle un peu (très peu) de langues officielles, mais aucun budget n’y est détaillé. Les francophones qui croyaient qu’un premier ministre francophone changerait les choses devront ravaler leur joie exprimée le 19 octobre dernier. Plus ça change, plus c'est pareil!


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