Visite de Thomas Mulcair : Rien de nouveau!

21 février 2013
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Le chef du Nouveau Parti démocratique et chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes, Thomas Mulcair, s’est arrêté à Yellowknife lundi. Il a rencontré les médias et la population avec le député de la circonscription, Dennis Bevington. (Photo : Noémie Bérubé)

Le chef du Nouveau Parti démocratique et chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes, Thomas Mulcair, s’est arrêté à Yellowknife lundi. Il a rencontré les médias et la population avec le député de la circonscription, Dennis Bevington. (Photo : Noémie Bérubé)

Le chef du Nouveau Parti démocratique et chef de l’opposition officielle de la Chambre des communes, Thomas Mulcair, était de passage à Yellowknife le 18 février dernier. Lors de sa rapide visite, il a rencontré les médias ainsi que la population.


Dans le cadre « [d’]une tournée dans le Nord » qu’il effectue depuis le début du mois, Thomas Mulcair s’est arrêté l’instant de quelques heures dans la capitale des Territoires du Nord-Ouest pour tâter le pouls de sa circonscription. Accompagné de son acolyte, le député Dennis Bevington, ils ont répondu aux questions de la presse.

La question qui a suscité le plus de réactions de la part du chef du NPD concernait son opinion quant à la démission de l’ex-ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord, John Duncan. Thomas Mulcair s’est dit bien étonné du départ de M. Duncan, surtout qu’à son avis, le premier ministre Stephen Harper n’a pas réagi dans la tourmente du ministre des Finances Jim Flaherty.
« Dans un seul sens, j’ai été surpris de la décision de M. Duncan de partir. C’est que le premier ministre avait refusé d’appliquer la règle bien connue dans le cas de Jim Flaherty […]. Un ministre qui s’ingère dans une décision des tribunaux ou des décisions judiciaires ou quasi judiciaires doit partir, point. Maintenant, il faudrait trouver la bonne personne, car le dossier est trop important pour le laisser à quelqu’un qui n’en a pas une connaissance profonde. »

Parlant du futur remplaçant, il a pris quelques instants pour décrire brièvement le type de personne que cela prendrait pour exercer le rôle : « C’est un dossier extrêmement complexe administrativement, politiquement et juridiquement. Vous avez besoin de quelqu’un qui comprend tous ces aspects. »

Le chef du NPD a aussi parlé d’économie, expliquant qu’il faut avoir une vision pour prendre soin de l’économie canadienne par la création d’emploi, soulignant que nous avons suffisamment de ressources naturelles pour le faire. « Nous devons faire attention à notre sécurité énergétique pour le futur et fournir de l’emploi aux TNO », a soutenu M. Mulcair. Il a, tout au long de son allocution, mis l’accent sur l’aspect environnemental de sa vision du développement du Nord.
De son côté, le député Bevington a stipulé que dans le Nord, nous devons « bâtir » plus de durabilité par le développement d’entreprises locales. Un des problèmes que nous éprouvons aux TNO, a-t-il fait savoir, c’est que nous n’avons pas de capacité fiscale : « Le gouvernement du Canada retient nos moyens financiers en mettant un bouchon sur le montant que nous pouvons emprunter. » Il a ajouté qu’il en est ainsi au Nunavut et au Yukon.

Également questionné sur l’enjeu de taille actuel des Territoires du Nord-Ouest, soit le transfert des responsabilités, il a répondu qu’il s’agit d’une excellente idée : « Je l’appuie entièrement [...]. Par ailleurs, je pense qu’il demeure qu’il va y avoir, à travers le Nord, des devoirs d’état pour le Canada qui vont au-delà du simple fait de signer une entente de transfert des responsabilités. »