Semaine de sensibilisation à la violence familiale : Reprenons la nuit, et le jour

15 septembre 2016
Parmi les organismes présents lors de l'avant-midi portes ouvertes de Yellowknife : Housing First, 
l’Armée du salut, John Howard Society, la Société des femmes de Yellowknife ainsi que des représentants des ministères de la Justice, des Affaires autochtones et de l’Éducation, de la Culture et de la Formation du gouvernement territorial. (Sandra Inniss)

Parmi les organismes présents lors de l'avant-midi portes ouvertes de Yellowknife : Housing First, l’Armée du salut, John Howard Society, la Société des femmes de Yellowknife ainsi que des représentants des ministères de la Justice, des Affaires autochtones et de l’Éducation, de la Culture et de la Formation du gouvernement territorial. (Sandra Inniss)

Du 12 au 18 septembre, des activités ont été organisées pour la semaine de sensibilisation à la violence familiale au sein de 23 collectivités, dont Fort Smith, Hay River, Inuvik, Tulita et Yellowknife. Cercles de partage, marches, chants et conférences ont été au menu de cette semaine sous le thème des relations saines et du consentement.

La police rapporte que les crimes violents contre les femmes sont plus nombreux dans les trois territoires que dans le reste du Canada. Reproches et honte rattachée à la violence sont encore réels pour bien des femmes vivant aux TNO. La semaine de sensibilisation est un moyen de rendre l’information accessible et de démontrer ce qu’on peut faire pour soutenir ces femmes.


Parmi les activités à Yellowknife, un avant-midi portes ouvertes a eu lieu au bureau du Conseil sur la condition de la femme des TNO où la Coalition contre la violence familiale a réuni différents acteurs de la communauté autour d’une table bondée.


Lorraine Phaneuf, directrice du Conseil sur la condition de la femme, y a décortiqué la violence familiale sous ses différents angles : « La violence peut être vécu physiquement, psychologiquement, émotionnellement, financièrement, sexuellement, par cyberharcèlement, par négligence, par un contrôle abusif, ou par le simple fait d’être là, en étant témoin. »


La Coalition a également présenté sa campagne Consentement : simple comme une tasse de thé : « Si vous offrez une tasse de thé à un invité et qu’on vous répond non merci, vous ne forcerez pas la personne à boire sa tasse de thé. Disons qu’elle accepte et qu’au moment où vous lui présentez la tasse de thé, elle change d’idée, c’est OK aussi. Vous n’allez pas la forcer. » Thé ou sexualité, il s’agit d’une question de consentement.


Les priorités de la Coalition se découlent sur trois axes. D’abord la prévention, sous forme de campagnes de sensibilisation. Ensuite, les situations d’urgence. Un enjeu compte tenu de la faible accessibilité des services : « C’est difficile pour les femmes aux TNO, avec cinq refuges à travers ce vaste territoire. Onze communautés [reçoivent] un soutien informel, sans les services de la GRC à proximité », a soulevé Mme Phaneuf. La troisième priorité pour la Coalition consiste en la guérison des familles, une chance de revivre.


Une série de documents a été produite pour la semaine de sensibilisation, dont 10 choses que les hommes peuvent faire pour prévenir la violence. Parmi ces conseils : les hommes peuvent confronter leurs pairs qui sont des agresseurs et ne pas demeurer dans le silence.


« Hush Hush No More »

Dans le rapport Hush Hush No More, sexual assault in the NWT, financé par le YMCA et publié en mars 2016, Lanie Cooke a rapporté des témoignages de femmes ayant vécues de la violence conjugale, qui démontrent l’importance de faire preuve d’une écoute attentive : « une communauté et une famille qui te soutiennent, qui te croient, c’est la chose la plus importante. »


« Dites-lui que ce n’est pas de sa faute », a expliqué une autre femme.


Le rapport de Lanie Cooke comprend une série de recommandations : équipe de soutien spécialisée dans les hôpitaux ou dans les centres de santé, ligne 24/7 sans frais, groupes de soutien, campagnes de sensibilisation et de prévention, meilleure liaison et collaboration entre les services et formation accrue pour les intervenants de première ligne en matière d’agression sexuelle. Au chapitre de la justice, le rapport propose d’ajouter la notion de confidentialité des cas d’agressions sexuelles à la cour.


La directrice du Conseil sur la condition de la femme signale : « si vous connaissez quelqu’un qui vit de la violence conjugale, pensez à comment vous pourriez l’aider et aussi à comment ne pas lui nuire. Pour les femmes qui vivent de la violence, dans un sentiment de danger immédiat, appelez la GRC ou préparez un plan sécuritaire, en vous rendant, par exemple, dans un refuge. »


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