« Il y a plus d'inscriptions que ce à quoi l'on s'attendait; deux enfants
de plus, ça s'annonce bien ! », affirme le président de l'Association des
francophones de Hay River, Gerry Goudreau.
À l'heure actuelle, 26 élèves sont inscrits à l'école francophone, qui n'a
pas de nom officiel pour le moment. « C'est à venir », souligne Gerry
Goudreau.
Quoique faisant partie de l'école, les jeunes francophones se partagent
pour l'instant deux salles de classe à l'intérieur d'une autre école,
l'école Princess Alexandra. Une salle est réservée à la maternelle et la
première année, et l'autre à la 2e et la 4e année, puisqu'il n'y a pas
d'inscriptions pour l'instant en troisième année.
« Nous avions espoir d'obtenir deux portatives, mais cela ne s'est pas
réalisé », explique Gerry Goudreau. « Les classes dont nous disposons à
Princess Alexandra, ce n'est pas assez grand pour nous », indique-t-il, en
mentionnant qu'il n'y avait pas de local pour la francisation ni pour
l'association actuellement.
Gerry Goudreau a donc décidé d'investir son argent personnel dans la
francophonie. Il a emprunté 70 000 dollars en son nom, afin de construire
une portative destinée à accueillir les jeunes inscrits aux cours de
francisation, et à servir de bureau pour la nouvelle agente de
développement de Hay River.
Présentement, le siège de l'Association franco-culturelle de Hay River se
trouve au sous-sol de l'église catholique.
D'ailleurs, c'est sur le terrain de cette dernière que Gerry Goudreau
souhaite construire une bâtisse temporaire de 24 pieds par 40. « Nous
voulons sortir de l'école Princess Alexandra et nous espérons avoir notre
propre école », déclare celui dont la compagnie débutera les travaux de
construction sous peu.
« C'est un coup de dé, mais la banque ne voulait pas nous avancer des fonds
puisque nous sommes des bénévoles et que nous ne pouvons garantir une
certaine marge de sécurité à la banque », lance celui qui s'apprête à
investir dans l'immobilier et qui espère que les travaux seront terminés
pour la fin du mois d'octobre.
Pendant ce temps, on s'organise avec les locaux disponibles à l'école
Princess Alexandra. « Nous avons cinq élèves inscrits à la maternelle, neuf
en première année, neuf en deuxième année et trois en quatrième », souligne
la directrice et enseignante de l'école francophone de Hay River, Lorraine
Taillefer, de retour à Hay River.
« Nous sommes vraiment excités et tous les élèves travaillent fort pour
parler français », explique la directrice, en ajoutant que certains jeunes
renouent avec le français après les vacances. Les cours à l'école
francophone ont donc débuté dans le bruit des retrouvailles ainsi que les
échos des rénovations qui se déroulent à l'école Princess Alexandra.
Lorraine Taillefer accueille également trois nouvelles personnes dans la
communauté : une enseignante à temps plein, un moniteur de français et une
personne qui comblera le poste d'agente de développement, puis-qu'Annick
St-Germain retournait au Québec au début de l'été.
Le personnel de l'école francophone va donc « se tenir occupé » au cours de
l'année qui s'annonce, comme le mentionne la directrice.
Parmi les priorités, Lorraine Taillefer souhaite inclure les parents dans
les discussions et organiser des soupers. Elle évoque même la possibilité
de partenariats avec les classes où l'on enseigne le français, langue
seconde, afin d'organiser des activités culturelles.