APADY : Rencontres déterminantes

Les couloirs mouvementés de l'école Allain St-Cyr (L'Aquilon)

Les couloirs mouvementés de l'école Allain St-Cyr (L'Aquilon)

Le 20 juillet dernier, l’APADY a présenté devant la communauté francophone les dessins de l’agrandissement de l’école Allain St-Cyr, dont celui du futur gymnase.

Une rencontre entre la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO), le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation (MECF) et l’Association des parents ayants droit de Yellowknife (APADY) s’est tenue le 15 juillet afin d’exposer le croquis de l’éventuel gymnase de l’école francophone Allain St-Cyr. À la suite de cette réunion, l’APADY a rencontré la communauté francophone pour réviser le croquis et identifier ses besoins éducatifs et communautaires ainsi que ceux du personnel enseignant et de la direction. Puis le 22 juillet, la CSFTNO et l’APADY se sont entretenus avec Patrimoine canadien pour sonder leur intérêt à participer à cet agrandissement. « Une rencontre très informative », raconte le président de L’APADY, Jacques Lamarche. Il a notamment été confirmé que Patrimoine canadien, par le biais d’enveloppes complémentaires, financerait une partie des coûts de construction de salles collectives et jusqu’à 100 % de ces derniers, pour ce qui est des locaux exclusivement communautaires.

L’APADY, la CSFTNO et le MECF se réuniront le 5 août prochain pour discuter des informations reçues lors des précédentes interactions avec la population et des changements à apporter au plan.
« Il est donc très important, maintenant, de présenter les besoins en infrastructure de la communauté francophone aussi rapidement que possible aux cadres du ministère de l’Éducation afin qu’ils puissent ajouter ces éléments à la proposition actuelle et à la demande qu’il prépare pour Patrimoine canadien. Nous avons la responsabilité d’identifier les besoins de la communauté francophone et de les présenter au MECF pour assurer la meilleure proposition possible », commente Lamarche, ne pouvant cependant pas donner plus de détails quant aux besoins dont il est question.
Rappelons que la Cour d’appel des TNO a ordonné au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest de bâtir un gymnase et deux salles pour besoins spéciaux à l’école francophone de Yellowknife. Il est à noter que rien ne sera final dans ce dossier tant que l’Assemblée législative n’aura pas donné son approbation quant au budget d’immobilisation du GTNO, à l’occasion de la prochaine session parlementaire, qui s’ouvrira le 12 octobre prochain.
Le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation doit préparer une proposition et un budget de l’agrandissement de l’école Allain St-Cyr avant de procéder à la construction et avant le début de la prochaine session de l’Assemblée législative.
Espaces communautaires
La Fédération franco-ténoise (FFT) a fait entendre ses intérêts à l’égard des espaces communautaires. « Dès le départ, lorsque le dossier Allain St-Cyr a commencé, on voulait avoir un centre scolaire-communautaire. On le sait et toutes les études le prouvent : une communauté en milieu minoritaire est vibrante lorsqu’elle se regroupe autour d’une école. C’est une partie qui fait le cœur de la vivacité d’une communauté dans un milieu minoritaire. On pense justement qu’on parviendrait à travailler avec les jeunes, à être plus proche d’eux. Si la communauté s’organise autour d’eux, ça pourrait leur montrer, qu’ils ne sont pas seuls, qu’il y a une communauté autour et nous permettre de leur inculquer la culture francophone », mentionne le directeur de la FFT, Jean de Dieu Tuyishime. Il ajoute : « C’est bon de dire que tu apprends le français, mais une fois que tu sors, tu vois que tu es seul. Mais quand tu as la communauté tout autour de toi, c’est plus encourageant. »
La FFT désire, grâce à ces espaces communautaires, obtenir un lieu de rassemblement pour les jeunes, déménager le bureau de Jeunesse TNO et se doter d’une salle de spectacle. « Si on pouvait avoir une salle de spectacle séparée, un petit espace adjacent au gymnase, où l’on pourrait avoir des représentations sans déranger, et utiliser le gymnase pour les grands spectacles avec des centaines de personnes », de visualiser le directeur.
Tuyishime est confiant quant à la prise en compte par le gouvernement de leurs besoins et idées. Toutefois, il craint que leur précipitation vis-à-vis du projet puisse affecter les relations prometteuses qui ont été amorcées avec Patrimoine canadien.
Il croit notamment que le côté communautaire pourrait être délaissé, malgré la volonté du gouvernement de vouloir travailler avec les organismes francophones.
Du côté de l’Association franco-culturelle de Yellowknife, la directrice générale, Pascaline Gréau, voit l’avancement du projet et se réjouit. « Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler de ce sujet-là et on voit que les gens ont pris le taureau par les cornes et ça va de l’avant, mais tout n’est pas gagné! »
L’Association des parents ayants droit de Yellowknife veut tenir les parents et la communauté francophone au courant des développements dans ce dossier via son site internet : apady.org.
 


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