Vers un plus grand contrôle : Regroupement des parents francophones des T.N.-O.

03 mars 2000
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Des représentants des parents francophones des T.N.-O. se sont réunis le 27 février dernier à Yellowknife lors de la deuxième réunion du Regroupement des parents francophones des T.N.-O. (RPF). La question du contrôle des programmes scolaires était centrale dans l'esprit des parents présents. Lors de cette réunion, chacune des communautés a établi ses priorités par rapport au Regroupement. Ainsi, à Hay River, les priorités sont d'acquérir un espace permanent pour offrir leur programme de français, possiblement dans une autre école, et aussi d'obtenir la gestion du programme.

Lors d'un tour de table en début de réunion, JoAnne Connors et Lorraine Taillefer, toutes deux d'Hay River, ont brossé un tableau plutôt sombre de la situation à Hay River alors que le programme de français est malmené par quelques individus contrôlant l'Autorité scolaire de district, le DEA. En juin, le comité de parents de Hay River pourrait devenir un conseil scolaire francophone. Reste à savoir quelles responsabilités le DEA acceptera de déléguer à ce conseil scolaire. En effet, pour démontrer sa bonne foi, le comité des parents francophones de Hay River avait délégué au DEA la responsabilité en matière d'accès au programme de français. Il s'agissait d'une erreur de parcours puisque le DEA se sert maintenant de ce contrôle pour tenter d'étouffer le programme.

Pour Fort Smith, la priorité sera de rapatrier le programme de francisation de l'école vers leur centre communautaire. Encore là, la question du contrôle du programme est essentielle.

Finalement, les parents francophones de Yellowknife font de l'obtention d'une commission scolaire leur priorité.

« C'est malheureux que la revendication pour la gestion scolaire ait été la grande absente lors de la fin de semaine », a souligné le directeur général de la FFT, Daniel Lamoureux. Il voit dans la formation d'une commission scolaire francophone d'envergure territoriale la meilleure façon de garantir un plein contrôle des programmes de français par la communauté. Le RPF aura donc pour mandat d'élaborer un plan d'action afin que se réalisent ces priorités. L'obtention d'une commission scolaire constituera probablement le pivot de ce plan d'action.

Les parents en ont aussi profité pour se nommer un conseil d'administration. Le conseil sera composé d'une personne par communauté. Michèle Martel représentera les parents de Yellowknife, Nadia Laquerre ceux de Fort Smith et JoAnne Connors ceux de Hay River. Ils détermineront entre eux les affectations aux postes de présidente, de vice-présidente et de secrétaire-trésorière.

Le RPF fera aussi des demandes d'adhésion à la Commission nationale des parents francophones et à la FFT.