Chronique musicale : Regarder le ciel avec Queen et Brahms

10 avril 2014
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C'est à la convergence de l'art choral, de la narration théâtrale et de la danse que nous convient Aurora Chorealis les 18 et 19 avril au NACC, à l'occasion du concert Look to the Skies.
Le fil conducteur de ce spectacle hybride, c'est la vie de l'astronome et mathématicien italien Galilée, à qui l'on prête l'invention de la lunette télescopique, la découverte des satellites de Jupiter et les preuves de l'héliocentrisme. Galilée et ses thèses furent la cible du pouvoir ecclésiastique de l'époque. Il fut menacé de torture et dut abjurer sa théorie. Le texte de Leanne Towgood est récité par les comédiens Jeremy Findlay et Jo Pamplin et articule les performances chorale des 55 chanteurs d'Aurora Chorealis et du Yellowknife Chamber Choir, et, dansée du Yellowknife Dance Collective.
Le choix musical est d'une remarquable hétérogénéité et s'étale sur plus de 500 ans, précise celle qui y a présidé, la chef de chœur d'Aurora Chorealis, Margo Nightingale. Des temps les plus anciens, on retrouve La nuit froide et sombre, une pièce médiévale de Roland de Lassus (1532-1594) sur des paroles de Joachim DuBellay. La pièce la plus récente date de 2008 et est due au compositeur norvégien Ola Gjeilo, qui demeure actuellement aux États-Unis. C'est à ce compositeur qu'on doit la musique du populaire album Northern lights de la Phoenix's Chorale.
Entre de Lassus et Gjeilo, les spectateurs auront entre autres droit à Brahms, les Beatles (Here comes the son, œuf corse!), Queen (Bohemian Rhapsody), Disney (When you wish upon a star) et... les Monty Python! « La première partie, avec Brahms et des compositeurs classiques actuels est plus sérieuse, explique Margo Nightingale. Dans la seconde, l'histoire demeure intense, mais la gravité de son propos est allégée par la musique. »