Des tonnes d'aluminium, de papier, de métal sont recyclées annuellement par
la ville de Yellow-knife. La ville recycle environ 2 % de l'ensemble des
déchets, dont certaines matières dangereuses.
En 1999, le coût du recyclage s'élevait à 137 000 dollars et les profits de
la ville de Yellowknife, provenant de la vente des matières recyclées, se
chiffraient à 13 000 dollars. « D'un point de vue environnemental, ça vaut
la peine [de recycler] », constate le directeur des Travaux publics à la
ville de Yellowknife, Gary Craig.
Le matériel recyclé est mis en ballot et prend la route du Sud pour se
faire transformer. Les appareils électroménagers comme les réfrigérateurs,
les laveuses, les sécheuses sont également mis en ballot et envoyés en
Alberta.
Des restants de peinture sont parfois mélangés et mis de côté dans un coin
du dépotoir pour les citoyens désireux de faire usage de cette peinture. Un
programme a été mis en ¦uvre, en 1998, pour le recyclage du bois. Les
morceaux en bon état sont entreposés, toujours au dépotoir, et sont offerts
à la population.
Les exceptions
Il y a toutefois des exceptions. Bien qu'il existe des contenants de
récupération pour le verre, celui-ci n'est pas recyclé : il est entreposé
dans un site au dépotoir de Yellow-knife. Un citoyen de Yellowknife a
également une petite usine de recyclage de verre. Certaines matières
dangereuses ne sont pas recyclées comme les détecteurs de fumée (qui
contiennent une petite quantité de matériel radioactif), les graisses, les
emballages divers et l'amiante. Ces matières sont envoyées au dépotoir.
Qui recycle ?
Bien que des lignes directrices relatives à l'environnement existent dans
plusieurs établissements gouvernementaux, leur mise en ¦uvre dépend surtout
de la bonne volonté des gens à recycler.
À l'Assemblée législative, chaque bureau possède, en théorie, des
contenants pour le recyclage du papier. Cette initiative a été mise en
¦uvre en 1995. Pourtant, lors d'une récente visite à l'Assemblée, la salle
réservée aux médias contenait deux poubelles, mais aucun contenant bleu
(recyclage) à l'horizon.
Il y a cependant quelques initiatives individuelles, comme celle de Daryl,
un membre du personnel de l'Assemblée. Ce garde de sécurité collecte les
cannettes, environ une centaine par semaine, les écrase et les remet à la
Yellowknife Christian Education Society. Cette dernière les envoie à
Edmonton et cela lui procure une petite rentrée d'argent.
Au ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), des
contenants de recyclage de papier sont également disponibles. Seul le
papier est recyclé puis déchiqueté, afin de protéger des documents
confidentiels. Le geste est louable, mais le papier déchiqueté n'est pas
recyclé explique toutefois Gary Craig.
Le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien récupère cependant
ses vieux ordinateurs et ses surplus de matériel, dont il fait don à la
communauté et aux écoles, via un programme d'Industrie Canada.
Au ministère de la Défense nationale, on recycle également le papier qui
est collecté sur une base hebdomadaire.
Le recyclage n'est donc pas un mythe à Yellowknife. « Par rapport à
l'environnement, c'est payant de recycler. Il faut simplement se donner un
coup de pied et le faire », affirme l'adjointe du député du Deh Cho, Sue
Kachuk. « Je crois que nous pouvons faire plus », souligne Gary Craig.