Musique : Ravens, une créature nordique

15 décembre 2016
Quoi : Ravens – Concert de lancement à Yellowknife
Quand : Le jeudi 22 décembre, à 19 h
Où : Café du Centre du patrimoine 
septentrional du Prince-de-Galles
Admission : dons volontaires

Quoi : Ravens – Concert de lancement à Yellowknife Quand : Le jeudi 22 décembre, à 19 h Où : Café du Centre du patrimoine septentrional du Prince-de-Galles Admission : dons volontaires

À l’occasion de la sortie de son nouvel album Ravens, Carmen Barden ouvre la discussion sur les créatures nordiques, l’écologie acoustique et l’engagement des jeunes dans l’art.
 

Ce nouvel album plonge au cœur du Nord avec des sonorités variées. Un album musicalement riche aux influences très nordiques, qui mêle des pièces aux accents pop et folks à des tonalités classiques contemporaines. Ice Candles ou Ice Worms à apprécier avec un casque d’écoute.

Radio Taïga (RT) : Quelle est ta créature nordique préférée?
Carment Braden (CB) : Probablement le raven, mais aussi la glace. Je pense que la glace a un esprit et une vie. J’entends la voix de la glace, de même que celle des ravens, des ptarmigans ou des moustiques, c’est la terre et la vie qui communiquent. Je préfère les corbeaux, parce qu’ils ont un vocabulaire très varié. Ils me surprennent et me fascinent avec toutes leurs nuances de sonorités et de rythme.
Ils représentent une part de la vie du Nord parce ce qu’ils habitent partout, au Yukon, au Nunavut, aux TNO, ils sont partout. Ils sont très mystérieux avec leur rythme de vie. Ils sont très intelligents, très indépendants et débrouillards. Un peu comme les gens du Nord.

RT : Comme les corbeaux, tu explores beaucoup de sonorités différentes sur ton album et tu as travaillé avec plusieurs musiciens aussi, des gens du Nord justement. Qu’est-ce que tu peux dire à propos du bassin d’artistes qui se trouvent ici à Yellowknife et dans le Nord?
CB : Je crois que les [musiciens] locaux manquent d’attention et d’appréciation alors qu’il y a une grande richesse artistique. En tant que petite ville, il y a peu d’artistes en comparaison avec les agglomérations du Sud, mais il y a beaucoup de fraîcheur. Ça laisse aussi plus de place aux artistes pour s’écarter de leur zone de confort et explorer des chemins musicaux très variés.


J’adore travailler avec les gens ici, parce que je sens qu’il y a de la place pour créer, travailler ensemble et repousser les limites de chacun. Je crois qu’il y a plus d’opportunités pour faire cela ici, parce que personne ne va venir te mettre des barrières, mais au contraire ouvrir leur espace.


À côté de ça, il y a toujours le besoin d’avoir plus de jeunes qui s’engagent dans les arts et travaillent. À certains égards, je crois que c’est plus simple à faire ici que dans le Sud avec du soutien de la part de différentes sphères de la communauté.


Une des règles de base ici, est d’accepter de te diversifier dans tes projets. C’est très difficile, en particulier pour un musicien, de te concentrer sur une seule chose, car il n’y a juste pas de marché. Ceci dit, je crois que c’est aussi une force. Tu vas être poussé dans différents endroits, différentes sphères de la musique. Pour moi, c’est ce que j’adore. C’est excitant d’être capable de sauter d’une compétence à une autre, même si ça peut être intimidant. Quelque chose qui m’a beaucoup aidée a été de me concentrer sur une compétence en particulier lorsque j’ai fait ma maîtrise en musique, j’ai gagné en profondeur. Depuis, c’est enraciné en moi et je peux construire à partir de ça pour faire grandir mon arbre intérieur.

RT : On décrit une de tes activités comme de l’acoustique écologique?
CB : C’est un concept très varié. Pour moi, c’est une philosophie de l’écoute. Les sons ont une vie et moi j’ai un impact dans l’acoustique écologique. Je veux émettre des sons positifs et je crois que ma musique le fait. C’est une manière d’écouter le monde autour de toi, qui remplit ta vie de sons en abondance et qui reconnaît [que les sons] font partie d’un grand écosystème pour les humains comme pour les animaux. On réalise que l’homme peut avoir un impact positif sur son propre environnement sonore et s’en servir pour améliorer sa vie en réalisant à quel point [les sons] sont riches, magnifiques et ce qu’ils peuvent nous apprendre.

RT : C’est ton premier album majeur! Comment tu te sens vis-à-vis de ça?
CB : Très fière, je suis très fière et très excitée (« c’est pas comme horny right? » – rires). C’est mon premier album studio et encore une fois, je suis très fière et excitée de le présenter à ma famille et mes amis, les autres musiciens aussi, et puis à ma communauté du Nord et ailleurs au Canada, ou dans le reste du monde même! LE MONDE! (rires).
Avant tout, je voulais faire quelque chose de spécial à Yellowknife, avant le lancement officiel, qui aura lieu au Centre national de la musique à Calgary, le 24 janvier 2017. Alors on va donner un concert gratuit au Centre du patrimoine septentrional du Prince-de-Galles, pour montrer ma gratitude à la communauté ténoise. Plusieurs musiciens qui ont participé à l’album m’accompagneront, par exemple Grey Gritt, Shawn Robson ou encore Pat Braden. Bien sûr, je suis aussi excitée de pouvoir vendre quelques disques et des produits dérivés comme des bonnets, des t-shirts, etc.

 


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.