On recommande la centralisation : Rapport d'évaluation du système de santé des T.N.-O.

29 juin 2001
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Le rapport de la firme de George B. Cuff d'Edmonton, déposé le 25 juin dernier, dresse un bilan mitigé du système actuel et recommande des changements majeurs dans la législation ainsi que dans la gestion financière, la prestation des services et la structure du système. « À la fin de la journée, les T.N.-O. possèdent un système de santé très complexe et il y a un manque de clarté en ce qui concerne qui est responsable de gérer ce système », souligne George Cuff, auteur du rapport. À la mi-décembre, le GTNO a mandaté cette firme de consultants afin d'évaluer le système de soins de santé et la prestation de services sociaux aux T.N.-O. Six mois plus tard, l'étude a été complétée au coût de 375 000 dollars.

Le rapport recommande l'instauration d'un système de santé à trois paliers : un conseil des services communautaires charger de définir les services pour répondre aux besoins de la communauté, trois conseils des services régionaux et une régie centrale.

« Au lieu des neuf conseils régionaux de santé actuels, nous suggérons l'établissement de trois conseils régionaux dont un à Yellowknife, l'autre à Hay River et le troisième à Inuvik », soutient George Cuff. Selon le rapport, les neuf conseils actuels, dont la clientèle desservie varie entre 300 et 17 000 personnes, sont inadéquats. « Dans les petites communautés, certains conseils éprouvent de la difficulté à garder le contrôle de leurs finances », soutient l'auteur du rapport. Il ajoute également qu'en région éloignée, « le système de santé s'effondre lorsqu'un travailleur quitte », d'où l'importance, selon lui, d'avoir trois conseils régionaux capables d'avoir une équipe volante, en plus de la personne en poste dans la communauté.

Les recommandations du rapport semblent promouvoir la centralisation à l'heure où plusieurs nations autochtones réclament une plus grande autonomie.

« Nous avons plus de latitude en ce qui concerne les services sociaux et les soins de santé. Notre objectif est d'offrir des services de grande qualité. Je crois que les nations autochtones seront d'accord avec cela », répond la ministre de la Santé et des Services sociaux, Jane Groenewegen. Plusieurs avaient signifié leur impatience, lors de la conférence sur l'agenda social du 18 juin dernier à Hay River, de voir le gouvernement passer à l'action plutôt que de rédiger des rapports.

« Ce rapport n'a pas émis le même genre de recommandations que les précédents, qui étaient vagues », réplique Jane Groenewegen, qui souhaite étudier les recommandations contenues dans le rapport et y répondre d'ici le 1er août.

Le rapport est disponible sur Internet et dans certains centres de santé. Les gens peuvent émettre leurs commentaires, mais il n'y aura pas d'audiences publiques formelles.