Le projet est à une étape cruciale : Radio communautaire de l'Arctique de l'Ouest

13 mars 1998
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Un expert-conseil en radio-télédiffusion, Jacques Brunelle, était de passage à Yellowknife afin d'y réaliser une partie de son étude de faisabilité technique pour le projet d'une radio communautaire de langue française dans l'Arctique de l'Ouest.

Jacques Brunelle est un ingénieur diplômé en génie électrique dont la firme a réalisé plusieurs études techniques un peu partout à travers le Canada mais surtout au Québec et en Ontario. Il a notamment travaillé auprès des projets de radios communautaires de langue française à North-Bay et à Penetanguishene en Ontario.

Il était présent à Yellowknife du 5 au 8 mars pour y rencontrer les membres du comité de la radio de l'Association franco-culturelle de Yellowknife et aussi pour visiter les sites pour les antennes de retransmission et rencontrer des experts du milieu local.

Il a notamment rencontré deux représentants de CBC North, l'ingénieur régional, Adel Elfhafeï, et Dwayne Macintosh, chef technicien des transmetteurs. M. Brunelle était accompagné de Michel Lefebvre et Jean-François Pitre. Lors de cette rencontre, ils ont pu discuter d'un des scénarios possibles dans lequel la radio de Yellowknife serait indépendante, ayant sa propre fréquence, mais collaborerait avec CBC North au plan technique de la retransmission. Ils ont étudié la possibilité d'utiliser certains équipements de CBC North déjà en place.

Le but de cette visite de M. Brunelle est de réaliser une étude de faisabilité technique. Cette étude devrait normalement donner une bonne idée des coûts d'implantation des éléments techniques d'une radio communautaire. Le rapport est attendu d'ici la fin du mois de mars.

Il s'agit d'une étape cruciale dans ce projet. D'une part, une fois le rapport remis au comité radio, celui-ci sera en mesure de prendre une décision éclairée quant aux suites à donner à ce projet. Ainsi, si les coûts étaient trop élevés, il faudrait sans doute songer à continuer la diffusion sous sa forme actuelle, c'est-à-dire en collaboration avec une radio existante. Par contre, si les coûts étaient raisonnables, il serait alors possible de poursuivre le projet en s'attaquant aux étapes suivantes.

Les premières indications sont cependant optimistes, les coûts devant s'avérer fort raisonnables. Il semble que les nouvelles technologies numériques de radiodiffusion permettent une plus grande flexibilité mais aussi permettent d'épargner au niveau des coûts de radiodiffusion.

Ces trois étapes visent à sensibiliser la population locale face à l'implantation d'une radio communautaire francophone, à réaliser une étude de marché pour jauger l'auditoire potentiel et évaluer le potentiel de ventes de publicité puis à effectuer une campagne de recrutement de bénévoles afin d'avoir assez de bénévoles pour soutenir une grille-horaire de radiodiffusion beaucoup plus élaborée qu'actuellement.