Une première rencontre : RDI à Yellowknife

02 juillet 1999
0 Commentaire(s)
Le Réseau de l'Information (RDI) a approché la compagnie Cable TV Northwestel afin de discuter la possibilité d'être diffusé à Yellowknife.

Gilles Desjardins, directeur du développement des affaires pour RDI, est venu passer quelques jours à Yellowknife dans le cadre d'une tournée où il espère accroître la distribution de son réseau par câble. RDI est une filiale de la Société Radio-Canada.

À l'instar de Radio-Canada, RDI est diffusé 24 heures sur 24 dans 11 des 13 capitales territoriales et provinciales du pays, selon Gilles Desjardins. Seuls Iqaluit et Yellowknife n'ont pas encore accès au réseau de nouvelles.

« J'ai essayé d'obtenir la distribution de RDI en rencontrant les gens de la compagnie de câble », a affirmé Gilles Desjardins. Il a également dit qu'il souhaiterait engager un pigiste dans le Nord pour rendre sa démarche plus crédible. « On espère que ça va convaincre le cablo-distributeur ».

Cependant, la compagnie Cable TV Northwestel n'a pas encore d'espace pour RDI. Selon le vice-président de la compagnie, il faudrait qu'il y ait plus de postes afin d'accommoder le Réseau de l'information. Toutefois, il ne rejette pas l'option d'ajouter ce poste à la programmation. « Nous allons bientôt passer à la technologie digitale, ce qui nous permettra de diffuser plus de postes », a-t-il soutenu.

Si la démarche réussit, les informations obtenues à Yellow-knife pourraient être diffusé sur l'émission L'Ouest en direct lorsqu'elles ne passent pas simplement sur la programmation régulière. RDI ne fonctionne pas selon les fuseaux horaires, mais tente d'accommoder ses auditeurs.

« C'est certain qu'on ne passera pas L'Ouest en direct à une heure peu convenable pour les auditeurs », a expliqué Gilles Desjardins.

Mais il a bien ri lorsqu'on lui a demandé si RDI allait diffuser une émission intitulée Le Nord en direct. « C'est difficile à répondre, mais on ne sait jamais », s'est-il contenté de dire.

Il affirme que le monde de la câblo-distribution est en train de subir une transformation radicale. Le nombre de postes accessibles en langue anglaise ne cesse de croître, alors que le nombre de postes accessibles en langue française, malgré le fait qu'il y ait aujourd'hui plus de postes qu'auparavant, ne cesse de diminuer face à ceux de la langue anglaise. De même, le nombre de postes offerts dans d'autres langues que l'anglais et le français est également en train d'augmenter.

« Le nombre de postes français par rapport aux câblo-distributions anglaises diminue constamment », a-t-il expliqué.

Pourquoi RDI? Gilles Desjardins soutient que le poste est le service francophone le plus distribué au Canada et qu'il remplit plus qu'un rôle informatif; il remplit également un rôle éducatif. « Nous avons plus de 500 000 auditeurs anglophones chaque semaine. Au moins 66 pour cent d'entre eux vivent à l'extérieur du Québec », a-t-il affirmé. Toujours selon lui, RDI serait en meilleure posture pour diffuser les nouvelles des T.N.-O. à l'échelle nationale si la câblo-diffusion se faisait à partir de Yellowknife et si un pigiste était engagé.

De plus, RDI pourrait avantager les T.N.-O. sur les plans économique et touristique. « Lorsqu'on voit une image d'un lieu, on est plus porté à la visiter ».

Pour l'instant, il est impossible de savoir si RDI sera distribué à Yellowknife. Il faudra attendre, du moins au moins jusqu'à l'automne pour savoir comment évolue le dossier. C'est à ce moment que de nouveaux postes pourraient devenir accessibles chez la compagnie de câble locale.