CSFTNO : un premier vote à Hay River : Quatre candidats pour trois postes à Hay River

08 octobre 2015
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L'Aquilon vous présente un bref portrait des candidats et de la candidate pour l'élection à la Commission scolaire francophone, Natalie Campbell, David Couture, Simon Lepage et Michael St-Amour.

 

 

 

 

Natalie Campbell
Arrivée depuis un an à Hay River, Natalie voulait s’impliquer davantage dans la vie de ses deux enfants. Elle réside à Yellowknife de 2006 à 2008, où elle rencontre son mari. Ils déménagent ensuite à Ottawa. L’attrait du Nord et la qualité de vie familiale les poussent à retourner vivre aux TNO. Consultante, journaliste, pigiste pour les médias anglophones du pays, elle espère faire valoir ses forces en communications ainsi que son expérience au sein des conseils d’administration de quelques organismes. Elle a notamment été la présidente du CA du centre Y’s Owl Maclure à Ottawa pour les adultes ayant une déficience intellectuelle. « Je suis une ayant droit et je veux garder ma langue. Je veux m’impliquer pour être certaine que les services éducatifs soient numéro un. » À la commission scolaire, elle prônera l’inclusion et le choix des parents d’envoyer leurs enfants dans une école francophone. Elle veut écouter les parents et représenter leurs intérêts. Elle désire également augmenter le niveau de français parlé à la maison. « J’aime l’esprit familial de cette école, et il n’y a pas un jour où ma fille n’a pas hâte d’aller à l’école. »

David Couture
Installé à Hay River depuis huit ans, il est technologue et gestionnaire de projet pour la compagnie Rowe’s Construction. Père de famille, il a quatre garçons qui vont aller à l’école Boréale. « Quand ça en vient à mes enfants, je veux m’impliquer. Je suis ici pour suivre et aider. Je travaille bien avec le gouvernement et je n’ai pas peur de discuter et poser les questions qu’il faut. »
Il dit qu’il n’avait jamais pensé devoir se battre pour le choix de l’école de ses enfants. Selon lui, les demandes sont de plus en plus dures, il y a beaucoup moins d’élèves à l’école, au point où il y a trois niveaux dans une classe. « Je viens de Hearst en Ontario, où il y a 50 ans que cette bataille a été menée. Le pire c’est de voir que c’est calculé de la part du gouvernement. Les classes rapetissent, l’énergie et les ressources pour l’éducation également. Des gens quittent la ville pour trouver un meilleur climat d’apprentissage. Moi, j’aimerais qu’on garde le bon monde à Hay River. »


Simon Lepage
Commissaire à la CSFTNO depuis 2012. Il réside à Hay River depuis 2006 où il enseignait à l’école Boréale. Il travaille au ministère de l'Éducation et il a un garçon en 3e année.
Connaissant les dossiers, il espère que la Cour suprême du Canada entendra leur cause contre le gouvernement territorial et que la décision sera favorable à la Commission scolaire. « J’ai la même optique que lorsque je me suis présenté la première fois. C’est que les absents ont toujours tort, et que si tu veux améliorer quelque chose, il vaut mieux être là pour dire ton mot. »
Il affirme que son expérience d’enseignant à l’école Boréale, lui a donné des outils pour connaitre le fonctionnement des choses dans une classe, et à l’école même. Il aimerait voir plus d’art et de musique enseignés à l’école. Il ne veut rien promettre, car il ne se sent pas meilleur qu’un autre pour s’impliquer en tant que commissaire, mais assure qu’il va donner le meilleur de lui même. « Le français est un combat : les finances, le manque d’option, la gestion... »
 

Michael St-Amour
Commissaire depuis deux mandats à la CSFTNO, il est directeur de magasin et réside à Hay River/Enterprise depuis 23 ans. Il a deux filles à l’école Boréale.
Il se présente pour voir la conclusion de la Cour suprême du Canada et pour continuer d’apprécier la force éducative de l’école Boréale. « Il faut toujours continuer et s’occuper des nouvelles tâches. C’est une fierté de faire partie de ça. C’est notre futur. Car il y a moins de pression sur les programmes sociaux avec des enfants bien éduqués. »
Il pense que les installations sont un gros manque à l’éducation des francophones, alors que les périodes de déplacement pour aller dans le gymnase d’une école voisine ou une classe spécialisée sont amalgamées au temps éducatif. Selon lui, c’est du temps perdu pour atteindre les objectifs scolaires mandatés par le GTNO.
« Je fais tout de bonne foi et s’il y a des opinions, je les prends en considération. J’écoute, je ne parle pas souvent. »