Mission économique : Promouvoir les TNO jusqu’en Abitibi-Témiscamingue

14 mars 2013
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La délégation ténoise accompagnée des Québécois les ayant accueillis au cours de la mission économique auquel ils ont pris part en Abitibi-Témiscamingue. (Crédit : Anne-Christine Boudreau)

La délégation ténoise accompagnée des Québécois les ayant accueillis au cours de la mission économique auquel ils ont pris part en Abitibi-Témiscamingue. (Crédit : Anne-Christine Boudreau)

Du 6 au 8 mars, neuf entreprises de Rouyn-Noranda et Val-D’Or ont accueilli une délégation ténoise dans le but de créer des liens dans le secteur minier, bien connu des deux endroits.

 

Le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO), en collaboration avec 48e Nord International, a organisé une mission commerciale en Abitibi-Témiscamingue afin de faire profiter les entrepreneurs ténois d’occasion d’affaires.
Pour la première fois, le CDÉTNO a offert cette chance aux membres de la communauté entrepreneuriale des TNO désireux de propulser leur entreprise entre les deux régions minières. Ainsi, les entreprises Deton Cho Corporation, Bouwa Whee Catering, Scarlet Security, Danmax Communications, George Mackenzie, Denedeh Development Corporation et la Chambre des mines des TNO et du Nunavut comptaient des représentants lors de l’événement.
Les participants ont pris part à des présentations des occasions d’affaires, tant en Abitibi qu’aux TNO, assisté à des séances de maillage professionnel et fait des visites d’entreprises.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’attraction d’investissements du CDÉTNO.

La gestionnaire en développement économique de l’organisme à but non lucratif, Anne-Christine Boudreau a indiqué que le CDÉTNO souhaitait faire reconnaître et promouvoir la vitalité des deux régions qui ont des profils similaires tant sur le plan démographique que sur le plan de leur population.
Le but de la mission était d’emmener les entrepreneurs désireux de propulser leur entreprise et d’ainsi jouir des occasions d’affaires entre l’Abitibi-Témiscamingue et les Territoires du Nord-Ouest. Par sa présence, le CDÉTNO a servi de facilitateur pour faire des affaires aux TNO.
Depuis 2009, l’organisme a mis en place une stratégie d’attraction des investissements des entrepreneurs des TNO, et l’objectif de toutes les activités réalisées est de mettre de l’avant les occasions d’affaires possibles aux Territoires du Nord-Ouest.
Le tout, toujours en suivant la mission du CDÉTNO, qui est de diversifier l’économie locale et de favoriser la croissance, ce qui prend forme par des missions économiques, comme celle effectuée au Québec.
À travers la stratégie d’attraction élaborée, il y avait déjà des régions ciblées dans la francophonie, dont l’Abitibi-Témiscamingue, en raison de son secteur minier. Le choix de mettre l’accent sur ce point était alors évident.

Partenariat concret
« On sait qu’il y a des entreprises qui ont commencé des discussions face à des projets potentiels. » De plus, l’an dernier, il s’agissait du scénario inverse alors que les Québécois se sont déplacés en sol ténois. À ce moment, la communauté entrepreneuriale de l’Abitibi-Témiscamingue a répondu à l’unanimité qu’elle prévoyait faire des affaires aux Territoires du Nord-Ouest dans un horizon de trois à cinq ans. Et au point de vue concret, Madame Boudreau a affirmé que cela reste dans l’entente confidentielle des entreprises, mais des dialogues sont en cours, a-t-elle souligné.

Vision d’un entrepreneur ténois
Danny Cimon, le président de Danmax Communications, a affirmé qu’après leur passage au Québec, il y aura une continuité. À la suite de deux rencontres lors du séjour, il aimerait que certaines discussions aient plus loin, soit en permettant de fournir de nouveaux produits ou d’informations à sa compagnie.
Toutefois, la mise en œuvre de ces futurs partenariats n’a pas encore été discutée. Monsieur Cimon a avoué qu’ils en sont à l’étape d’évaluer quel parallèle vaudrait la peine d’être poussé plus loin.

Aussi, le président a tenu à préciser que leur visite au Québec n’est pas le seul déplacement de son entreprise. De fait, il a mentionné qu’ils vont à des conventions pour découvrir de nouveaux procédés. Il a commenté la raison de sa participation dans la délégation ténoise en Abitibi : « Danmax opère dans l’industrie minière aux TNO, il était avantageux d’aller voir s’il n’y avait pas d’autres innovations qui pourraient être importées dans le Nord ou d’exporter notre expertise vers le Sud. »

Ce que les éventuels partenariats pourront apporter
L’ajout d’expertise dans leur domaine, soit dans la communication souterraine et même dans la technologie que Danmax Communications a mise en œuvre pour pénétrer dans des endroits peu difficiles d’accès avec un système de communication standard afin d’assurer la sécurité des travailleurs de la mine, voilà ce qu’a répondu Danny Cimon pour ce qui est des avantages de travailler avec des entrepreneurs d’ailleurs.

Vue d’un œil québécois
Le commissaire industriel à la corporation de développement industriel de Val-d’Or, Jean-Yves Poitras, était présent lors de la mission économique tenue dans sa région.
Il a parlé de similarités entre Val-d’Or et Yellowknife, telles que la démographie et la logistique d’approvisionnement. « Certains paramètres sont semblables, tels le climat, la distance et la culture sociale », a-t-il dit en parlant des mines et de la forêt. Également, il en a profité pour comparer les deux régions éloignées : « Si l’on jase avec les gens de Yellowknife, on sent le même genre d’approche vis-à-vis les ressources naturelles. » Ces similarités, a-t-il ajouté, font que les deux types de citoyens ne se sentent pas trop dépaysés, car les deux ont le même profil d’environnement. Le commissaire a signalé que ce qui compte dans leurs objectifs d’entreprise, tout comme pour 48e Nord, c’est d’être capable de faire rayonner la région à l’extérieur de la province.

Trafic aérien avantageux
Jean-Yves Poitras a vu rapidement des avantages possibles entre l’Abitibi-Témiscamingue et les Territoires du Nord-Ouest. De fait, l’infrastructure aéroportuaire, soit le centre de transit minier nordique et son modèle d’entreprise, est comparable à l’un situé aux alentours de l’aéroport de Yellowknife et devrait, selon lui, être reconsidéré afin d’établir un réseau aérien.
Il a conclu par la déclaration suivante : « Le Nord est l’avenir du pays et il va se développer par un réseautage. »

48e Nord international, qui a collaboré à la mission économique au Québec, est un organisme dont la principale mission est d’encourager l’exportation de biens ou de connaissances hors de la région.