Faire les premiers pas : Programme de prévention du harcèlement et de l'abus par l'éducation

11 mai 2001
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En avril dernier, le capitaine Christian Bergeron s'est rendu à Clyde River (Nunavut) pour y présenter le projet PHASE (Preventing Harassment and Abuse through Successful Education). Ce programme, composé de onze modules, traite de plusieurs thèmes dont le harcèlement, les abus physiques et sexuels ainsi que le suicide.

Ce sont les membres de la communauté qui choisissent les modules éventuellement enseignés aux jeunes participants du programme des Rangers juniors canadiens.

Le programme des Rangers juniors canadiens s'adresse à tous les jeunes âgés de 12 à 18 ans vivant dans les communautés éloignées et isolées du Canada, et nécessite le consentement des parents. Les communautés adaptent le programme des Rangers juniors en fonction de leurs besoins. Techniques de Ranger, aptitudes traditionnelles et aptitudes de vie, telles sont les habiletés enseignées aux jeunes par les instructeurs et les membres de la communauté.

Offert aux Rangers juniors canadiens, PHASE fait donc partie des aptitudes de vie enseignées aux jeunes qui participent, sur une base volontaire, au programme.

L'idée derrière la création de PHASE est de répondre aux besoins de chaque communauté. « Les besoins varient selon les communautés. Nous voulons établir un programme flexible qui rencontre les attentes des membres de la communauté », affirme Christian Bergeron, en charge des Rangers juniors canadiens.

PHASE est une initiative des Rangers canadiens, en partenariat avec la Croix rouge canadienne et les gens du Nord. Les Rangers, ainsi que des membres respectés de la communauté en qui les jeunes ont confiance, reçoivent une formation d'une semaine et enseignent le programme. « Il faut s'assurer que les jeunes soient bien encadrés », soutient Christian Bergeron.

Cercle du partage

Un vidéo, le Cercle du partage, est l'outil principal pour ouvrir la discussion. Divisé en courtes histoires, le Cercle du partage aborde chacun des modules. La communauté peut choisir quels modules seront présentés aux jeunes. Toutes les histoires comprises dans ce court-métrage sont tirées d'expériences personnelles. « Je crois que le vidéo sera l'outil le plus apprécié et le plus utilisé. Une image vaut mille mots », souligne Christian Bergeron.

Tout est en place pour favoriser un dialogue. « Je crois que plusieurs communautés sont prêtes à recevoir le programme PHASE, malgré certaines craintes ». La prochaine étape consiste à s'assurer que les communautés possèdent les ressources nécessaires pour venir en aide aux jeunes.