Il faut encore remettre la pendule à l’heure : Programme d’enseignement en français à Hay River

24 septembre 1999
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L’autorité scolaire du district de Hay River (DEA) a adopté le 15 septembre dernier une résolution s’objectant à la poursuite du programme de français langue première à Hay River.

Seuls trois membres de ce conseil scolaire étaient présents ce soir-là en raison de deux postes vacants et de l’incapacité d’un quatrième membre d’être présent à la date fixée pour cette réunion. Profitant de leur majorité circonstancielle, deux membres du conseil ont alors voté en faveur de cette résolution remettant en question le programme de français.

Les intentions de ces deux membres de l’autorité de district étaient connues depuis déjà quelques semaines, d’autant plus que quelques lettres à l’éditeur étaient parues dans le journal local (le Hub) dénonçant le programme de français.

On leur avait déjà fourni toutes les réponses à leurs interrogations, mais ils n’en ont pas tenu compte, a expliqué Lorraine Taillefer du comité de parents francophones de Hay River.

On ne peut pas travailler de bonne foi avec eux, a indiqué Mme Taillefer. Ce n’est pas l’ensemble du DEA qui est comme ça, a-t-elle cependant précisé.

Parmi les problèmes soulevés par ces membres de l’autorité scolaire de district figure l’inclusion d’élèves qui ne sont pas des ayants droit en vertu de la Constitution canadienne. Cette inclusion s’était faite dans le cadre du projet pilote et suivait des critères précis qui satisfaisaient aux exigences du ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation.

Avant la réunion du DEA, on a contacté Jean-Marie Mariez qui nous a assuré que tout a été fait de façon claire, honnête et précise, a indiqué Lorraine Taillefer.

Heureusement pour les parents, des représentants du ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation seront de passage à Hay River les 20 et 21 octobre pour tenir des ateliers de travail et ils en profiteront pour rencontrer les différents protagonistes de ce dossier afin d’effectuer une évaluation du programme. Le responsable des programmes de français, Jean-Marie Mariez, participera à ces rencontres.

Michael St. John, du comité de parents, se dit confiant que cette intervention du ministère devrait régler la situation.

Ceux qui sont contre, ce sera difficile de les faire changer. Mais ceux qui hésitent vont en venir à nous appuyer È a déclaré M. St. John.

Entre-temps, les effets négatifs sur le programme et les parents ne sont pas trop sérieux. Il n’y a eu aucun retrait des enfants actuellement inscrits. On se doute cependant que d’autres parents attendent peut-être le dénouement de cette affaire avant d’inscrire leurs enfants.

L’établissement probable d’une commission scolaire francophone à Yellowknife, et la prise en charge du programme de français d’Hay River par cette dernière, apparaît de plus en plus comme une possibilité intéressante. Surtout dans les circonstances, a mentionné Lorraine Taillefer.