Festival international du film de Yellowknife : Programmation pleine à craquer

22 septembre 2016
À l'écran : Rykko Bellemare et Kwena Bellemare Boivin d'Avant les rues. (Gracieuseté IXION Communications)

À l'écran : Rykko Bellemare et Kwena Bellemare Boivin d'Avant les rues. (Gracieuseté IXION Communications)

Les cinéphiles auront l’embarras du choix parmi les activités offertes dans le cadre du Festival international du film de Yellowknife (YKIFF) de WAMP, qui débutera le 28 septembre. Songez à la téléportation pour pouvoir profiter de cette programmation abondante parsemée de projections intérieures et extérieures, d’ateliers, de rencontres avec des maitres du cinéma et de galas.

« Plusieurs nouveautés cette année : nous avons plus de films que jamais, présentés sur trois sites, dont un à l’extérieur au parc Somba K’e, où des projections complètement gratuites seront offertes, annonce Jeremy Emerson, directeur du festival. On a senti qu’il manquait d’activités pour les familles et les jeunes enfants et on voulait organiser quelque chose à l’extérieur. Il y aura du popcorn et du chocolat chaud, en plus de tuques, de foulards et de couvertures, pour ceux qui seront un peu moins préparés. »

Le samedi 1er octobre, « ce sera la première de The Sun at Midnight au cinéma Capitol, une production filmée aux TNO. C’est la première fois qu’on a un film de cette ampleur ici », souligne le directeur du YKIFF. La soirée de première affiche déjà complète, excepté pour les détenteurs de passes. Les acteurs Devery Jacobs et Duane Howard seront présents sur le tapis rouge ainsi qu’au gala de première à la loge Elk’s de Yellowknife, dès 21 h, après la projection ($).
Enfin, le Gala du film des TNO, présenté par la Commission du film des Territoires du Nord-Ouest et WAMP, aura lieu le vendredi 30 septembre. Cet événement, sur invitation seulement, rassemblera les politiciens et le gratin du cinéma ténois pour célébrer le 10e anniversaire du festival, présenter les nouveautés de l’industrie, les succès de l’année ainsi que les projets à venir.

Présentation de l’AFCY
L’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) propose deux films cette année : Avant les rues et Chasse-Galerie.

« On est très contents d’être associés à nouveau avec le YKIFF, qui fait toujours une place importante au cinéma francophone, explique Batiste Foisy, coordonnateur en remplacement à l’AFCY. On essaie de choisir des films qui vont parler au public du Nord et je pense que c’est vraiment le cas avec Avant les rues, qui représente une réalité autochtone contemporaine, qui rejoint les réalités du public nordique et ses valeurs ».

L’AFCY présente également le film Chasse-Galerie, qui traite du folklore canadien-français. M. Foisy encourage les gens à aller voir la programmation complète du YKIFF et à participer à l’événement : « Il n’y pas de raison de ne pas y aller! ».

L’AFCY fera tirer deux paires de billets parmi ses membres en règle, le vendredi 23 septembre.

Avant les rues
Un frère et une sœur. Des chants, au beau milieu de la forêt. C’est dans ce paysage que commence le film de Chloé Leriche. Et ça résonne : Shawnouk tue un homme lors d’un vol à main armée. Après s’être évadé en forêt, il retourne dans sa communauté et cherche à se libérer par la pratique de rituels traditionnels.

Le film est composé d’une distribution d’acteurs « non professionnels », joué en atikamekw, dans leur village de Manawan, dans Lanaudière. Rykko Bellemare, Kwena Bellemare Boivin et Jacques Newashish jouent aux côtés de Martin Dubreuil et de Normand Daoust pour cette production.

La réalisatrice Chloé Leriche s’est impliquée auprès de Wapikoni Mobile au cours des dernières années, un projet qui incite les jeunes autochtones à s’exprimer par le cinéma. Dans une entrevue avec Marc-André Lussier de La Presse, elle raconte : « La première fois que je me suis rendue à Obedjiwan, ce fut un choc. Avec une caméra dans les mains, un jeune m’a entraînée dans différents endroits. Même si je ne comprends pas l’atikamekw, j’ai senti que ce qu’il disait était très lourd. Les endroits où nous nous sommes arrêtés correspondaient à tous ceux où des gens de sa famille ou des amis s’étaient suicidés. Comment un ado peut-il vivre dans une réalité comme celle-là? »


Elle ajoute : « Malgré les drames et l’indifférence, la culture de ces peuples reste très forte. J’ai voulu faire écho à la résilience phénoménale des Autochtones. D’où l’idée d’un film de guérison. » Avant de se rendre à la 66e Berlinale, le festival du film de Berlin, elle a tenu à présenter son film aux chefs des communautés atikamekws du Québec : « Il y avait une soixantaine de personnes en tout à cette projection. Ils ont été émus, bouleversés, et surtout heureux de se voir bien représentés à l’écran, dans leur langue. » Avant les rues sera présenté le vendredi 30 septembre au NACC @ 21 h ($).

Chasse-Galerie : La légende
Une légende canadienne-française qui traite de chasse et du diable, scénarisée par Guillaume Vigneault, fils du chanteur Gilles Vigneault, et réalisé par Jean-Philippe Duval, réalisateur de Dédé à travers les brumes et de la série Unité 9. Chasse-Galerie met en vedette les acteurs Francis Ducharme, Caroline Dhavernas et François Papineau, dans l’univers de Lavaltrie, en 1888.

Jos Lebel et Liza Gilbert sont amoureux. Mais Liza a une dette : elle n’en sait rien, mais vingt-deux ans plus tôt, son père a conclu un pacte occulte… qu’il a rompu.

Et aujourd’hui, le sinistre Jack Murphy débarque en ville, comptant bien obtenir réparation… Bien vite, un incendie suspect force Jos à retourner sur les chantiers forestiers; le notaire Boisjoli rôde autour de la belle Liza… et l’hiver arrive.

Le chantier semble maudit et, sans nouvelles de son amoureux, le doute s’installe chez Liza comme une gangrène. Jos parviendra-t-il à revenir des chantiers et à déjouer la machination de ces forces obscures? Son dernier espoir, son ultime recours réside peut-être en… une dernière chasse-galerie. Présenté le samedi 1er octobre au Capitol @ 21 h ($).


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