Il faut mobiliser les communautés : Prévention du crime

15 février 2002
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En poste depuis seulement quelques semaines, Guenther Laube a beaucoup de pain sur la planche. Celui-ci a pour mandat de travailler à la prévention du crime dans les trois territoires canadiens. L’isolement des communautés septentrionales et les problèmes sociaux auxquels plusieurs d’entre elles font face donnent de très grandes proportions à ce défi.

« J’ai la responsabilité de donner du support et de sensibiliser la population, les communautés et les organisations à s’impliquer dans la prévention du crime. C’est aux communautés d’identifier leurs propres problèmes et de développer des projets pour s’attaquer aux facteurs qui conduisent à la criminalité », explique-t-il. En fait, ces facteurs sont très nombreux, de la surconsommation, en passant par l’analphabétisme, la violence familiale et le syndrome de l’alcoolisme fœtal.

M. Laube croit que c’est à la base du problème que les différents intervenants doivent s’attaquer, notamment avec les jeunes. La Stratégie nationale sur la sécurité communautaire et la prévention du crime, par le biais de son directeur régional, viendra quant à elle apporter le support nécessaire à la réalisation des projets et voir à ce que toutes les ressources soient disponibles. Déjà, une cinquantaine de projets sont en cours dans les communautés du Nord.

« Les résultats sont prévus à long terme. On n’en verra pas dans un court laps de temps », de prévenir Guenther Laube qui signale qu’une approche équilibrée est nécessaire pour prévenir la criminalité. « La prévention, ça ne peut être l’affaire que d’une seule organisation ou un seul individu. Il faut mobiliser les gens et tous les différents ministères à un différent degré. », lance M. Laube.

Les Autochtones, dont les Dénés qui ont récemment décidé de s’attaquer au problème de la sur-représentativité des leurs en milieu carcéral, devront aussi compter sur leurs propres ressources. M. Laube est d’ailleurs à travailler sur un plan stratégique d’intervention en collaboration avec la Nation dénée. « Il y a certainement une prise de conscience et une volonté de travailler à réduire le nombre de Dénés impliqués dans la criminalité et se retrouvant dans le système judiciaire», souligne-t-il.

« Ce qui est nécessaire, c’est de travailler à partir de la base et c’est la responsabilité des communautés de développer un partenariat avec le plus d’intervenants possibles. À partir de ce moment, nous serons là pour les supporter », de conclure Guenther Laube.

Le Comité de justice communautaire de Yellowknife est justement à la recherche de membre. Ce comité, né en 1996, a adopté le principe de la justice « réparatrice » pour faciliter les relations entre les personnes reconnues coupables de crimes mineurs, les victimes et leur famille et la communauté. Les gens intéressés recevront une formation. Les personnes intéressées peuvent appeler Janet au 920-4276.
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