Office national de l’énergie : Prendre le pouls de la population

18 avril 2013
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Gaétan Caron a rencontré un petite audience au Centre Igamo hall d’Inuvik lors l’explication du rôle de L’ONÉ dans les futurs projets d’exploration pétrolière en mer de beaufort. (Photo : Maxence Jaillet)

Gaétan Caron a rencontré un petite audience au Centre Igamo hall d’Inuvik lors l’explication du rôle de L’ONÉ dans les futurs projets d’exploration pétrolière en mer de beaufort. (Photo : Maxence Jaillet)

Des représentants de l’Office national de l’énergie sont de passage aux Territoires du Nord-Ouest pendant 11 jours afin d’entendre les inquiétudes de la population.

 

Gaétan Caron, le président et premier dirigeant de l’Office national de l’énergie (ONÉ) et son équipe visitent actuellement les petites collectivités des TNO qui risquent d’être touchées par l’autorisation potentielle de forage.

Comment l’ONÉ agit-il aux Territoires du Nord-Ouest?

Son mandat est très clair et décrit dans les lois canadiennes, notamment celles en matière de gaz et de pétrole, ce qui fait de lui l’Office de réglementation en matière de sécurité et de protection de l’environnement dans des sujets tels que le forage. Actuellement, il y a des opérations en cours dans la vallée du fleuve Mackenzie. Toutefois, avant qu’une entreprise soit en mesure de forer et pour évaluer les ressources, elle doit obtenir une autorisation de l’ONÉ. Celle-ci va en fonction des critères des lois et règlements qui stipulent, par exemple, que cela soit fait en toute sécurité, que l’environnement soit bien protégé et que les populations à risque d’être touchées soient consultées de façon adéquate avant que l’ONÉ ait la possibilité d’accorder ou de refuser le permis. « Nous avons tous les pouvoirs d’accorder ou de refuser les demandes », a confié Gaétan Caron.

L’Office national de l’énergie est un organisme indépendant qui relève du Parlement canadien, auquel il rend compte. Il se compare même à un chien de garde indépendant qui s’assure que les compagnies mènent leurs activités de façon sécuritaire.

De plus, l’ONÉ est aussi responsable du cycle de vie complet des opérations en matière de gaz et de pétrole. Ce cycle exige des entreprises qu’elles mènent des consultations avant de même de déposer une demande auprès de l’Office. Ce dernier possède les compétences en matière de prix, évalue les pour et les contre et détient le plein pouvoir d’approuver ou de rejeter une demande. Lorsque cela s’avère positif, il a les capacités d’inspecter les opérations et s’il croit que les travaux s’effectuent de manière douteuse, il peut aider les entreprises. De plus, l’ONÉ a le droit de poser les règlements et d’établir les façons de faire au moment de l’abandon des installations dans les années futures.

Raison de la visite aux TNO

La visite des représentants de l’Office national de l’énergie est quelque chose de commun, ils viennent au Territoire depuis de nombreuses années. Ils ont notamment siégé au comité d’étude de la demande relative aux pipelines du fleuve Mackenzie, avant que la décision soit rendue publique en décembre 2010. Actuellement, ce qui augmente la fréquence de leur visite, c’est la tragédie survenue en 2010 dans le golfe du Mexique. Celle-ci a soulevé beaucoup de questions aux TNO quant à savoir si ce type de désastre environnemental est possible au Canada : « La réponse est évidemment oui », a admis Monsieur Caron. À la suite de cette problématique, l’Office national de l’énergie a mené des consultations en matière de forage marin. Au terme de celles-ci, il s’est engagé à poursuivre le dialogue avec les Ténois. Annuellement, et souvent plus d’une fois l’an, le président revient avec son équipe écouter les inquiétudes et les questions de la population dans le but de leur permettre d’obtenir des réponses, et ce, bien avant que des demandes futures soient soumises pour l’approbation de puits en milieu marin. Ces jours-ci, ils sont présents pour aider les gens à se préparer pour la date où il y aura une demande concrète à l’Office pour acquérir le droit de forer un puits dans la mer de Beaufort.

Déroulement d’une rencontre

« Les gens sont soucieux de ce qu’ils vivent présentement, désirent conserver ce qu’il reste des façons traditionnelles et veulent connaître les impacts des activités potentielles sur leur quotidien », a affirmé Gaétan Caron, en parlant de la chasse, de la pêche, ainsi que de l’humain dans son ensemble. C’est pourquoi il a ajouté que les questions sont toujours imprévisibles et au choix de l’auditoire.

Pendant leur séjour, l’équipe de l’ONÉ se promène dans les collectivités en commençant par Inuvik, elle visite ensuite Aklavik, les six collectivités d’Iqaluit en plus de quelques autres.

Objectif de la visite

Il y a un objectif très concret, a avoué Monsieur Caron : « J’aimerais qu’au terme de nos visites, celles-ci, antérieures ou futures, le résultat soit le suivant : que les gens vivant dans les collectivités connaissent l’existence de l’Office national de l’énergie, un organisme indépendant transparent travaillant pour l’intérêt public largement défini. »

Où en est rendu le projet Imperial Oil?

Profitant de la venue de l’Office, L’Aquilon a voulu savoir où est sont rendues les démarches concernant le projet Imperial Oil. Jusqu’à présent, la compagnie a déjà soumis un résumé de son projet aux organismes inuvialuits, à l’Inuvialuit Game Council, qui s’occupent de la récolte et de l’exploitation des ressources naturelles. Un dialogue est en cours avec ceux-ci et il se poursuivra lors des prochains mois. À l’été 2013, il y aura le dépôt d’un examen environnemental par le Comité d’étude des répercussions environnementales. Si cet organisme pense qu’il y a un intérêt public dans le projet et qu’il a besoin d’un examen plus approfondi, il confiera le projet à un autre organisme, soit le Bureau inuvialuit d’examen des répercussions environnementales. Ce dernier fait des études plus approfondies en matière d’environnement. Si le projet était confié par le Comité d’étude au Bureau d’examen, l’ONÉ s’engage à travailler en collaboration avec lui pour faire en sorte qu’il n’y ait qu’un seul processus pour les gens des collectivités.

Monsieur Caron a conclu en disant que l’Office national de l’énergie s’attend à recevoir leur demande en 2014.