Une demande de consultation : Poursuite et pétition

12 novembre 1999
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Dans les quelques jours suivant l’annonce officielle de la Fédération Franco-TéNOise (FFT) quant à son intention de poursuivre le gouvernement des T.N.-O. et le gouvernement fédéral en raison du non-respect de la Loi sur les langues officielles des T.N.-O., une pétition commençait à circuler à Yellowknife.

Cette pétition a été remise, par le biais de Jean-François Pitre, délégué de Yellowknife, aux membres de la FFT réunis en Assemblée générale annuelle à Hay River le 6 novembre dernier. Selon le président de la Fédération, André Légaré, les membres en ont brièvement discuté lors d’une session à huis clos.

" C’est un document qui nous a été présenté sous forme d’un point d’information ", a précisé André Légaré.

L’exercice en huis clos aura permis de dégager la façon de répondre à la pétition. " C’est un document sur lequel on va travailler puis nous communiquerons avec nos membres ", a indiqué André Légaré. Cette pétition, qui a recueilli 51 signatures, a été initiée par Michel Lefebvre, ancien président de l’Association franco-culturelle de Yellowknife. La composition du libellé de la pétition aura pris plusieurs heures, a-t-il indiqué. Il désirait que la pétition soit suffisamment large pour couvrir assez de champs d’intérêt. (Voir encadré) Ce que vise principalement cette pétition, ce n’est pas de désavouer les droits linguistiques des francophones ou même de se prononcer sur le bien-fondé de la poursuite, mais plutôt de dénoncer l’absence de consultation dans le processus de prise de décision. Michel Lefebvre indique que certains des signataires sont en faveur de la poursuite judiciaire mais qu’ils déplorent néanmoins le processus décisionnel.

Selon Michel Lefebvre, trop de francophones ont été surpris par la décision et avaient de la difficulté à en comprendre les raisons. " Il y a une soif d’information ", a précisé M. Lefebvre.

" Dans une décision comme ça, la FFT doit aller chercher son appui ", a expliqué Michel Lefebvre en discutant de la notion de représentativité de la FFT par rapport à la population francophone. " Je n’ai jamais donné à personne le mandat de parler en mon nom ". Monsieur Lefebvre espère que la FFT prendra les moyens nécessaires pas seulement pour informer la population francophone mais aussi pour la consulter avant que ne soit déposé en cour cette poursuite.
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