Santé : Pour prendre le pouls du Nord

16 août 2012
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Dr. Ruth Vanderstelt pose devant le drapeau du Québec puisqu'elle est la présidente de l'Association médicale du Québec.(Photo : Noémie Bérubé)

Dr. Ruth Vanderstelt pose devant le drapeau du Québec puisqu'elle est la présidente de l'Association médicale du Québec.(Photo : Noémie Bérubé)

Près de 300 médecins provenant de tous les coins du Canada sont à Yellowknife pour participer à la 145e Assemblée annuelle de l’Association médicale canadienne.

Depuis le samedi 11 août, Yellowknife a remarqué une hausse d’achalandage dans les divers commerces et restaurants de la ville. En effet, ce sont plus de 300 médecins, certains accompagnés de conjoint et d’enfants, qui circulent dans la ville. Tout ce monde est de passage pour assister, du 12 au 15 août, à l’Assemblée annuelle de l’Association médicale canadienne qui se tient pour la première fois de son histoire dans la capitale des Territoires du Nord-Ouest. La ville de Yellowknife a été retenue puisque chaque année, le rassemblement change d’endroit et les membres du Nord ont de grands intérêts à ce que cette assemblée générale se déroule dans le Nord. Pour les médecins, c’est l’occasion de montrer quels sont les défis et les pratiques avec lesquels ils doivent vivre quotidiennement et comment ils essaient de donner de meilleurs soins.
Si pour certains, la taille de la ville et le petit nombre de commerces sont des aspects décevants, la docteure Gail Beck est surprise de voir la beauté du Nord. Mme Beck mentionne que ses collègues ont pris part à des activités de pêche et ont participé à d’autres activités touristiques.
La présence de francophones aux Territoires réjouit les docteures Vanderstelt et Beck : « Ils sont partout, j’entends des accents français différents, cela signifie que la communauté est vigoureuse », mentionne la dernière. Ruth Vanderstelt est une médecin de famille qui pratique en bureau et à l’urgence, elle fait aussi de la consultation externe, enseigne à l’Université McGill et à l’Université d’Ottawa et fait beaucoup de travail médico-administratif. Également, elle est chef du département de médecine générale au centre de santé et des services sociaux du Pontiac. À cela s’ajoute aussi le rôle de présidente de l’Association médicale du Québec. La femme s’exprime fermement sur le besoin d’une présence forte et l’importance de vivre le fait français : « Elle n’est pas exclusive qu’au Québec. Nous sommes la francophonie et nous devons nous défendre en tant que tel. »
Les deux professionnelles s’entendent pour dire que la ville de Yellowknife s’est mobilisée pour les recevoir et qu’elles s’en réjouissent. Elles remercient la population.
La capitale des TNO pourrait-elle recevoir à nouveau cette assemblée générale dans le futur? Mme Vanderstelt dit qu’il faudrait ajouter de l’organisation. Mme Beck, quant à elle, mentionne qu’une rotation de ville s’effectue chaque année et que la prochaine possibilité que Yellowknife reçoive le rassemblement est dans 19 ans. Cette dernière souligne que l’aspect important de ce 145e rassemblement réside dans les discussions et les débats de vraies questions avec le Conseil général de l’Association de la médecine canadienne. Elle ajoute : « les gens peuvent arriver préparés et l’Association prend en note les commentaires pour les éventuels changements. C’est le parlement de la médecine canadienne ».
Le thème de cette année était « De meilleurs soins, une meilleure santé, un meilleur rendement : du consensus à l’action », un des déterminants sociaux de la santé. Les professionnels abordent aussi des sujets qui débordent du cadre clinique, mais qui éveillent la conscience sociale.


Organisation de fer!

La réalisation d’un tel événement exige des mois de travail, voire des années. La conseillère aux communications et aux affaires externes et relationniste publique, Lucie Boileau, informe que « ça se prépare deux ans à l’avance ». Être l’hôte de ce rassemblement nécessite des modifications aux installations : « Depuis le 1er août, des gens travaillent sur le terrain, cela demande beaucoup de préparation et de temps, surtout pour le service informatique. On a même muni le gymnase de l’école St-Patrick de tapis pour l’occasion. On estime qu’il y a environ 300 délégués et 200 observateurs, accompagnés de leur famille.