Économie : Pollutec Horizons, La Mecque des affaires vertes

12 décembre 2013
0 Commentaire(s)
(Crédit: Pollutec Horizons)

(Crédit: Pollutec Horizons)

Le CDÉTNO esquisse des partenariats en développement durable

Pour une seconde année, le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO) assistait à Pollutec, une des plus grosses foires de commerce environnemental européennes.
Selon la directrice générale du CDÉTNO, Anne-Christine Boudreau, l'heure est de plus en plus à l'arrimage entre l'exploitation des ressources naturelles aux Territoires du Nord-Ouest et les technologies vertes, les énergies renouvelables. Or, Pollutec Horizons, qui se présente comme le salon des éco-technologies, de l'e´nergie et du de´veloppement durable, dans le domaine, c'est dans l'ordre du colossal, une caverne d'Ali Baba qui se veut en perpétuelle mutation. Fatalité oblige, on doit bien y retrouver quelques utilisations galvaudées, sinon frauduleuses, des mots vert, écologique, durable et environnemental. Mais l'un dans l'autre, leur sens profond est respecté.
Situé au Parc des Expositions à Paris-Nord Villepinte, Pollutec réunit 1194 exposants de 29 pays répartis sur 35 780 mètres carrés. L’e´dition 2013, du 3 au 6 décembre, s'articulait autour des the`mes de la ville durable, de l’industrie durable et du de´veloppement durable a` l’ho^pital. L'invité d'honneur était la Corée du Sud.

Impressions
Marie-Ève Duperré, agente de développement économique au CDÉTNO, assistait pour la première fois à Pollutec Horizons et a été radicalement impressionnée. « C'est immense et bouillonnant d'idées, dit-elle. C'est vrai que ce domaine n'est pas ma spécialité, mais j'ignorais qu'on pouvait être aussi inventif.
« La clientèle, détaille Marie-Ève Duperré, ce sont des entrepreneurs, mais aussi des collectivités locales, des agences de développement économique régionales, des municipalités qui sont à l'affut de solutions écologiques pour leur parc de véhicules par exemple, de technologies et systèmes plus verts à employer dans tous les aspects de la gestion nécessaire d'une ville. »
La mission de Marie-Ève était de repérer des technologies qui pourraient être importées aux Territoires du Nord-Ouest sans créer de concurrence avec des entreprises locales, de susciter des complémentarités, des partenariats. Elle a particulièrement été impressionnée par un modèle énergétique peu connu, celui des hydroliennes. « Ce sont comme des éoliennes, mais conçues pour être installées dans des rivières, précise l'agente du CDÉTNO. Elles peuvent transmettre l'énergie à distance et la forme des pales des hélices est conçue de façon à ne pas tuer les poissons. » Radio-Canada annonçait en novembre que le gouvernement québécois investissait 130 M$ pour un parc hydrolien de démonstration dans le fleuve Saint-Laurent. Plusieurs projets sont également en cours en Europe.
Marie-Ève Duperré a parallèlement retenu différentes technologies de traitement des eaux usées et de remise en état des sols, qui pourraient être associées aux TNO à l'industrie minière, ou encore, des panneaux solaires espagnols, une technologie sud-coréenne de séchage de biomasse. « Il faudra tout de même valider leur adaptation au climat nordique, souligne-t-elle. Dans le cas des hydroliennes, par exemple, les fabricants m'ont assuré qu'elles fonctionnent sous la glace. Mais les Européens n'ont pas toujours une perception réaliste du climat d'ici. »
À ces potentialités s'ajoutent celles d'associer des écoles de métiers françaises à des formations qui pourraient se donner aux Collège Nordique et au Collège Aurora. Évidemment, tous ces partenariats ne deviendront pas tangibles du jour au lendemain. La prochaine étape pour le CDÉTNO est de produire un rapport d'activités et de le distribuer, ainsi que l'information subséquente, au monde territorial des affaires.